Culture étape par étape
- Phase de croissance
- Floraison et récolte
- Transformation et stockage
- Culture hydroponique
- Plants and pre-growing
- Cultures spéciales
- Culture en extérieur (outdoor)
- Graines et germination
Liste des articles
Dans le monde, il existe des centaines de variétés de piments se distinguant par leur degré de piquant, leur forme, leur couleur et leur taille. Cependant, tous les piments ont en commun d’être des plantes exigeantes en chaleur, avec un cycle de culture relativement long. Si vous souhaitez donc les cultiver en extérieur dans nos conditions, il est important de commencer à temps et de les faire pousser à l’intérieur au préalable. Voici comment procéder !
Beaucoup d’entre vous apprécient les piments pour leur piquant. Celui-ci est mesuré sur la fameuse échelle de Scoville, nommée d’après le chimiste américain Wilbur L. Scoville. Alors que les Jalapeño doux à moyennement piquants atteignent entre 2 500-8 000 SHU, le récent détenteur du record, le « Pepper X », atteint le chiffre vertigineux de 3 180 000 SHU, ce qui suffit pour que son
ingestion provoque un choc anaphylactique chez certaines personnes. La sensation de brûlure est due à une substance chimique appelée capsaïcine, qui stimule les terminaisons nerveuses dans la bouche et pourrait, selon certains, avoir des effets bénéfiques. La teneur en capsaïcine dépend principalement du cultivar (variété sélectionnée), mais aussi de l’âge de la plante et des conditions de culture.
Comment choisir la bonne variété de piment à cultiver
Les piments peuvent être cultivés de nombreuses façons : en extérieur dans un pot ou dans une plate-bande, sous serre, ou encore en intérieur sous éclairage artificiel ou en hydroponie. C’est précisément la technique de culture choisie qui influence le plus le choix de la variété de piment adaptée à votre jardin. Les différentes variétés de piments se distinguent en effet non seulement par leur goût, leur apparence et leur degré de piquant, mais aussi par la durée de leur cycle de culture. Certaines variétés, souvent les plus piquantes, fleurissent et mûrissent si lentement qu’elles n’auraient aucune chance d’arriver à maturité chez nous en culture extérieure. Il est donc préférable de cultiver les variétés à floraison longue en intérieur sous éclairage artificiel. Voici, à titre d’exemple, quelques variétés de piments appréciées, en tenant compte de leur durée de floraison et de la méthode de culture adaptée.
- Jalapeño est une variété de piment originaire du Mexique qui, bien qu’elle ne vous impressionne pas par son piquant, est facile à cultiver et s’utilise parfaitement en cuisine comme ingrédient dans les sauces, les salades et les nachos. Elle peut également être conservée dans une marinade aigre-douce ou fumée (chipotle). Les plantes atteignent une hauteur de 1 mètre et se développent très bien en plein soleil comme sous serre. Le Jalapeño présente une période de floraison et de maturation relativement courte (80-125 jours) et convient à la culture en extérieur.
- Bhut Jolokia, également connu sous le nom de Ghost Pepper ou Naga Jolokia, fait partie des piments les plus piquants au monde. Le piquant, qui peut persister pendant plusieurs heures après ingestion, s’accompagne d’un goût prononcé d’abricot et de pomme. Lorsqu’ils mûrissent, les piments passent du vert vif au rouge foncé, mais certaines variétés peuvent produire des fruits blancs, orange ou chocolat. Le Bhut Jolokia est un peu plus exigeant à cultiver et nécessite une température constante d’environ 24-28 °C lors de la germination. Les plantes atteignent une hauteur de 1,2 mètre et leur maturation est plus longue. Cette variété convient à la culture en extérieur, sous serre et en intérieur.
- Trinidad Moruga Scorpion est une variété de piment extrêmement piquante originaire de Trinidad. Elle existe sous deux cultivars, dont l’un produit des fruits rouge vif et l’autre des fruits jaunes. Les deux variétés ont une forme caractéristique avec une pointe rappelant le dard d’un scorpion et une peau très fine, sous laquelle se cache une quantité considérable de capsaïcine pouvant atteindre 2 millions de SHU. Ce cultivar de piment convient plutôt aux cultivateurs expérimentés. La germination des graines peut être difficile et vous ne pourrez probablement pas vous passer d’un tapis chauffant. Il vous faudra également de la patience lors de la maturation, qui peut durer plus de 160 jours. Le Trinidad Scorpion convient uniquement à la culture en intérieur sous éclairage artificiel.
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Comment faire germer les graines de piment
La période idéale pour faire germer les graines de piment destinées à la culture en extérieur se situe de janvier à mars. Plus vous commencerez tôt, mieux ce sera. Vos plants prendront de l’avance avant que le soleil ne commence à briller suffisamment à l’extérieur. Avant de vous mettre au travail, assurez-vous d’avoir préparé tout le matériel nécessaire.
- Graines de piment
- Plaque de semis ou pots de semis
- Substrat pour semis (ou éventuellement pastilles de semis, cubes de semis, laine de roche)
- Propagateur (mini-serre en plastique)
- Vaporisateur
- Autre matériel (tapis chauffant, lampe LED de culture, tente de culture)
La germination des graines de piment doit toujours être réalisée à l’intérieur, car elles ont besoin de suffisamment de chaleur. Vous pouvez placer les graines en germination sur le rebord d’une fenêtre afin qu’elles bénéficient des rayons du soleil, ou utiliser un tapis chauffant pour leur assurer une température constante. Cela est particulièrement important pour les variétés exotiques plus exigeantes.
- Remplissez jusqu’au bord un bac ou un récipient de germination avec du substrat pour semis.
- Humidifiez le substrat à l’aide d’un pulvérisateur.
- Déposez quelques graines à la surface du substrat et recouvrez-les d’une couche de substrat ou de vermiculite. Si vous utilisez des pastilles Jiffy ou des cubes de semis, insérez les graines dans l’orifice prévu à cet effet.
- Placez le récipient de germination dans une mini-serre en plastique (propagateur) et installez-le dans un endroit chaud et suffisamment lumineux.
- Maintenez une température constante. Pour les variétés chinense, 24-32 °C, et pour les variétés annum, 10-24 °C.
- Selon la variété et l’âge des graines, celles-ci devraient germer en 3-10 jours.
- Maintenez le substrat humide pendant toute la période, mais évitez de le détremper.
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Comment planter et faire pousser les plants de piment au préalable
Vous pouvez repiquer les graines germées dès qu’elles ont suffisamment grandi et que les deux premières petites feuilles sont apparues. Pour la culture préalable, il est préférable de planter d’abord les jeunes plants germés dans un petit pot, puis de les repiquer dans une plate-bande ou un contenant de culture plus grand lorsqu’ils auront grandi. Vous favoriserez ainsi la formation d’un système racinaire abondant.
Arrosez régulièrement les jeunes plants pendant leur culture préalable, mais veillez à ne pas détremper le substrat et à ne pas laisser les racines tremper dans l’eau. À partir de la deuxième semaine, vous pouvez commencer à fertiliser les plantes avec un engrais de croissance faiblement dosé ou un engrais destiné aux piments.
Faites pousser les plants au préalable soit sur le rebord d’une fenêtre suffisamment ensoleillée, soit sous un éclairage artificiel dans une tente de culture. Quelle que soit la méthode choisie, assurez-vous que les plantes bénéficient d’au moins 12 heures de lumière. Un manque de lumière ou une intensité lumineuse trop faible ralentira le développement des plantes. Dans de bonnes conditions, les plants de piment devraient avoir suffisamment grandi en un mois pour pouvoir être repiqués dans un pot plus grand et déplacés à l’extérieur ou placés sous une lampe de culture plus puissante.
L’idée d’un jardin rempli de piments vous séduit et vous souhaitez en apprendre davantage sur leur culture ? Consultez notre article consacré à la culture des piments.
L’hiver touche à sa fin, les plantes se réveillent et votre jardin attend un véritable coup de pouce printanier ! Que vous cultiviez des tomates, des herbes aromatiques ou quelque chose de spécial, vous ne pourrez pas vous passer d’un substrat, d’engrais et de pots adaptés. Découvrez tout ce qu’il ne faut pas oublier lors de vos achats printaniers d’équipement pour la saison de culture en extérieur.
Un substrat adapté est la base de la réussite
Que vous cultiviez en extérieur dans des pots, des plates-bandes ou une serre, vos plantes ont besoin d’un sol adapté. L’objectif et l’utilisation des différents types de substrats varient en fonction de leur composition et de leur teneur en nutriments. En règle générale, les semis ont besoin d’un substrat plus léger et moins fertilisé que les plantes en pleine phase de croissance ou de floraison. Pour la culture en extérieur en pleine terre, Il est recommandé de d’utiliser des substrats de culture à base de terre et des substrats de coco si vous cultivez en pots. Les mélanges de terre pour la culture en extérieur peuvent contenir des engrais organiques ou minéraux qui nourrissent les plantes pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Les amendements pour substrats servent généralement, lors de la culture en extérieur, à enrichir un sol épuisé.
À lire également : Comment choisir un substrat horticole
Substrats pour semis – Si vous prévoyez de cultiver à partir de graines ou de faire pousser vos propres plants au printemps, vous ne pourrez pas vous passer d’un substrat pour semis. Le substrat pour semis doit être léger et aéré et ne contenir qu’une faible quantité de nutriments. Nous déconseillons de faire germer les graines dans des substrats préfertilisés.
Substrats pour la culture en pots - Le choix du substrat de culture pour les plantes cultivées en pots dépend principalement du programme de fertilisation que vous choisissez. Si vous optez pour des engrais organiques, choisissez des substrats à base de terre destinés à l’agriculture biologique, comme Canna Bio Terra Plus ou BioNova Bio Soilmix. Si vous fertilisez vos plantes avec des engrais minéraux, vous pouvez choisir parmi une large gamme de mélanges de terre ou de substrats de coco. Pour la culture en pots, Il est recommandé de d’utiliser des mélanges allégés contenant de la perlite, qui contribue à prévenir le compactage du sol.
Amendements pour enrichir le sol – Lorsqu’elles sont cultivées dans des plates-bandes, les plantes trouvent souvent au printemps un sol épuisé et ne s’y développent pas correctement après leur plantation. Avant les plantations de printemps, Il est recommandé de d’ajouter au sol du compost ou de l’humus de lombric, ou encore des préparations à base de mycorhizes et de bactéries bénéfiques.
Stimulateurs racinaires et engrais de croissance
La germination et les premières semaines de vie sont la période la plus critique du développement des plantes, et il peut être utile de leur donner un petit coup de pouce. Si vous cultivez à partir de graines, Il est recommandé de d’essayer des stimulateurs de germination, qui augmentent le taux de réussite de la germination et vous permettent d’obtenir un plus grand nombre de plants sains. Les stimulateurs racinaires pour la croissance sont particulièrement utiles pour soigner les plants et les rempoter, mais ils peuvent être utilisés pendant toute la durée du cycle de culture ; vous pouvez donc sans crainte acheter un grand conditionnement. Si vous cultivez en pots, le substrat s’épuise rapidement : n’oubliez donc pas de choisir un engrais de croissance adapté.
À lire également : Engrais organiques ou synthétiques : quel est le meilleur choix pour vos plantes ?
Stimulateurs de germination pour la culture en extérieur – Les stimulateurs de germination sont les plus efficaces lorsqu’ils sont appliqués directement sur les graines. Ces préparations contiennent des hormones végétales, des mycorhizes ou des bactéries bénéfiques qui favorisent la germination des graines. Si vous cultivez avec des engrais organiques, essayez des stimulateurs racinaires à base de mycorhizes, comme Orca Liqiuid Mycorrhizae ou Ugro Rhiza 1 200. Si vous utilisez des engrais minéraux, choisissez des préparations qui ne contiennent pas de champignons mycorhiziens ni d’autres micro-organismes bénéfiques, comme Plagron Start Up ou Canna Start.
Stimulateurs racinaires pour les plants et la plantation – Il vous est peut-être déjà arrivé qu’après un rempotage, les feuilles de vos jeunes plants se flétrissent et qu’il leur faille un certain temps pour se rétablir. Ce phénomène, appelé choc de transplantation, peut même entraîner la mort des plantes. L’utilisation d’un stimulateur racinaire est un excellent moyen de prévenir ce problème. Appliquez le stimulateur racinaire sur les plants avant la plantation, directement autour de leurs racines, ainsi que dans le sol immédiatement après la plantation.
Engrais pour les plants et les jeunes plantes – Les plantes cultivées en pots peuvent nécessiter une fertilisation plus fréquente que celles cultivées en pleine terre. En effet, le substrat contenu dans le pot ne renferme qu’une quantité limitée de nutriments, que les plantes finissent par épuiser. Au printemps, les plantes ont surtout besoin d’une grande quantité d’azote pour former de nouvelles feuilles, mais aussi de phosphore, de potassium et d’autres nutriments. Choisissez l’engrais de croissance en fonction du type de substrat (terre/coco) et du mode de culture (organique/minéral).
À lire également : À quoi servent les engrais de croissance et comment les utiliser
Des pots pour chaque besoin
Peu de cultivateurs peuvent se passer de pots, que ce soit pour la germination et la culture des plants ou pour la culture sur les balcons, dans les jardins ou sous serre. Lors du choix d’un pot, la taille n’est pas le seul critère à prendre en compte : le matériau dans lequel le contenant de culture est fabriqué est également important. Les pots en plastique de différentes tailles conviennent à presque toutes les situations, les pots textiles sèchent plus rapidement et favorisent le développement des racines, tandis que les pots fabriqués à partir de matériaux biodégradables conviennent à la culture des plants.
Pots pour la culture des plants – En règle générale, il n’est pas intéressant de faire germer et de cultiver des plants dans un grand pot. À l’exception des espèces qui ne supportent pas le rempotage, cette solution est pour le moins peu pratique et souvent plus exigeante. Pour la germination des graines, Il est recommandé de d’utiliser des cubes de propagation ou des Jiffy. Pour la culture des plants, optez pour de petits pots en plastique ou des pots pour plants fabriqués à partir de matériaux biodégradables.
Pots textiles – L’avantage du pot respirant est que le substrat sèche plus rapidement ; les plantes cultivées dans des pots textiles doivent donc être arrosées plus souvent. L’alternance plus fréquente entre périodes humides et sèches favorise la formation des racines et convient particulièrement aux espèces exigeantes en nutriments, comme les tomates et les poivrons. Le textile est également un excellent matériau pour les plates-bandes surélevées.
Pots à arrosage automatique – Bien que la technologie ne soit pas encore suffisamment avancée pour que les pots fassent tout le travail à notre place, rien ne vous empêche de vous simplifier la culture. Si vous cultivez des herbes aromatiques, essayez les jardinières intelligentes. Si vous souhaitez vous lancer dans la culture de poivrons, de tomates ou de plantes médicinales, optez pour les systèmes modulaires AutoPot.
À lire également : Tout savoir sur les systèmes de culture AutoPot
Outils et équipements horticoles pour les travaux de printemps
Pour finir, voici quelques conseils concernant les accessoires de jardinage particulièrement utiles au printemps. Alors, que ne faut-il pas oublier ? Si vous prévoyez de semer des légumes directement dans les plates-bandes au printemps, il est important de protéger les graines en germination du gel et des nuisibles à l’aide d’une géotextile respirante. N’oubliez pas non plus les outils nécessaires à la plantation, comme les étiquettes d’identification, le plantoir et la petite pelle, le pulvérisateur ainsi que d’autres outils de jardinage.
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L’hydroponie revêt de nombreuses formes : certaines techniques nécessitent l’utilisation de substrats spéciaux, tandis que d’autres permettent de cultiver les plantes uniquement dans une solution nutritive. Vous vous demandez quelle méthode est la plus avantageuse pour vos plantes ? Dans l’article suivant, on comparerons les avantages et les inconvénients des deux méthodes afin de vous aider à déterminer laquelle convient le mieux à votre culture hydroponique.
L’hydroponie est une méthode innovante de culture sans terre, dans laquelle les plantes sont nourries par une solution riche en nutriments. En culture hydroponique, les plantes peuvent pousser soit dans un substrat inerte (chimiquement inactif), soit être installées dans des systèmes hydroponiques spéciaux, leurs racines étant librement immergées dans la solution nutritive. Par rapport à la culture en terre, l’hydroponie est un peu plus difficile à maîtriser pour les débutants, mais elle permet une culture plus rapide et plus efficace des plantes.
Milieux de culture hydroponiques
Tout comme la terre, les substrats de culture hydroponique servent de support aux plantes pour la fixation des racines et retiennent l’eau (la solution nutritive) que les plantes absorbent. Contrairement à la terre, la plupart des milieux hydroponiques sont toutefois fabriqués à partir de matériaux inorganiques et ne contiennent pas de nutriments végétaux. Les substrats hydroponiques les plus courants sont les suivants :
- La laine de roche
La laine minérale issue de roche basaltique est l’un des milieux hydroponiques les plus utilisés. La laine de roche peut facilement être façonnée en cubes ou en plaques, ce qui en fait un milieu de culture polyvalent pour un large éventail de systèmes hydroponiques. Vous pouvez l’utiliser non seulement pour la culture elle-même, mais aussi pour la germination et le bouturage. La laine minérale possède d’excellentes propriétés de rétention et sèche uniformément, ce qui facilite son utilisation avec des systèmes d’irrigation automatiques (goutte-à-goutte, run-to-waste, spinners, tables à marée). La laine de roche ne convient pas à la culture en pots ni à l’arrosage manuel.
- La fibre de coco
Les milieux de culture hydroponiques fabriqués à partir de fibres et de coques de noix de coco combinent les avantages des substrats inertes (laine de roche, billes d'argile expansée, perlite) et des mélanges de terre contenant du terreau. Ils offrent une meilleure rétention que la terre, tout en n’étant pas entièrement inorganiques, et permettent le développement de micro-organismes bénéfiques. Les substrats à base de coco conviennent aux débutants et aux cultivateurs qui souhaitent utiliser des engrais organiques en hydroponie. La fibre de coco peut être utilisée pour la culture en pots (en plastique, en textile ou Auto-Pot) avec arrosage manuel, ainsi que dans des systèmes d’arrosage automatique.
- Les billes d'argile expansée
Les billes d'argile expansée, également connues sous le nom de LECA, sont un matériau poreux fabriqué à partir d’argile chauffée à haute température. Elles se présentent sous la forme de petites billes, principalement utilisées dans les systèmes hydroponiques (run-to-waste, DWC, NFT, ebb-and-flow) et en aéroponie comme support pour la fixation des plantes. Les billes d'argile expansée sèchent rapidement et ne conviennent donc pas à la culture en pots avec arrosage manuel.
- La perlite
La perlite est un substrat de culture fabriqué en chauffant une roche à haute température. Elle se présente sous la forme d’une matière blanche légère et granuleuse. Comme les billes d'argile expansée, la perlite retient une petite quantité d’eau et permet une bonne circulation de l’air jusqu’aux racines. En raison de sa structure fine, la perlite obstrue facilement les systèmes d’irrigation et, en tant que milieu hydroponique utilisé seul, elle ne convient qu’à la culture dans des tables à marée (Dutch bucket).
Vous souhaitez en savoir plus sur les substrats de culture ? Consultez notre guide des substrats de culture.
Avantages de la culture dans des substrats hydroponiques
- Soutien du système racinaire : Les milieux hydroponiques offrent aux plantes un support suffisant et conviennent mieux aux grandes plantes que les systèmes NFT, DWC et autres systèmes hydroponiques.
- Rétention de l’eau : Les substrats de culture maintiennent un niveau d’humidité constant, même en cas d’arrosage occasionnel, et ne nécessitent pas un apport continu de solution nutritive.
- Aération : Par rapport à la terre, les milieux hydroponiques assurent un meilleur accès de l’oxygène aux racines et réduisent le risque d’apparition de moisissures sur les plantes.
- Facilité d’utilisation : Par rapport aux systèmes entièrement hydroponiques, les méthodes avec substrat sont moins sensibles aux dysfonctionnements et aux erreurs du cultivateur.
Systèmes hydroponiques sans substrat
Certains systèmes hydroponiques ne nécessitent pas d’installer les plantes dans un substrat, mais permettent d’immerger directement leurs racines dans la solution nutritive. Le principal avantage de cette méthode est que les racines bénéficient d’un apport constant d’eau, de nutriments et d’oxygène. Les plantes poussent ainsi plus rapidement et le risque de prolifération des parasites du sol est éliminé. En revanche, l’hydroponie « pure » nécessite de surveiller en permanence la teneur en nutriments et le pH de la solution nutritive, et ne tolère aucune erreur, même minime, de la part du cultivateur. Parmi les systèmes hydroponiques sans substrat couramment utilisés figurent :
- NFT (Nutrient Film Technique)
Dans les systèmes hydroponiques NFT, les racines des plantes sont installées dans un canal ou un bac légèrement incliné, dans lequel circule un mince filet d’eau. Les plantes sont généralement placées dans des paniers hydroponiques perforés, installés dans des ouvertures réparties sur toute la longueur du canal. La solution nutritive s’écoule dans un réservoir, d’où elle est repompée vers la partie supérieure du canal, créant ainsi un système de recirculation. Les systèmes NFT sont très efficaces, ne gaspillent ni eau ni engrais et assurent une oxygénation suffisante de la solution nutritive, ce qui prévient la pourriture des racines. Les systèmes NFT conviennent aux petites plantes ayant un cycle végétatif court, mais peuvent également être utilisés pour cultiver des plantes vivaces.
- DWC (Deep Water Culture)
La technique hydroponique plus ancienne connue sous l’abréviation DWC consiste à immerger les plantes dans un réservoir ou un seau rempli d’une solution oxygénée. Comme dans le système NFT, les plantes sont installées dans des pots perforés placés dans une ouverture du couvercle du réservoir de culture. L’aération de la solution nutritive est assurée par une pompe et une pierre diffuseuse. Par rapport aux autres systèmes entièrement hydroponiques, le DWC est une solution relativement simple et peu coûteuse. En revanche, cette méthode présente un risque accru de mauvaise oxygénation et de pourriture des racines. Le DWC peut être utilisé aussi bien pour les plantes à cycle végétatif court que pour les plantes vivaces et les arbustes.
- La méthode Kratky
Cette technique hydroponique d’apparence simple, développée par Bernard Kratky, se caractérise par la culture de plantes dans des récipients individuels fermés, où elles sont suspendues dans la solution nutritive, tandis qu’une partie des racines reste exposée à l’air. À mesure que les plantes poussent et absorbent progressivement la solution nutritive, le niveau de liquide dans le récipient baisse, ce qui stimule le développement de nouvelles racines. Bien qu’il s’agisse d’une solution hydroponique très économique, la méthode Kratky est relativement difficile à maîtriser et peu efficace.
- L’aéroponie
Les systèmes aéroponiques méritent leur propre catégorie, mais au sens large, ils peuvent être classés parmi les autres techniques hydroponiques. En aéroponie, les racines des plantes sont suspendues dans l’air et humidifiées régulièrement par une fine brume de solution nutritive. L’avantage de l’aéroponie réside dans la très grande quantité d’oxygène reçue par les plantes, ce qui favorise le développement rapide du système racinaire. En revanche, l’aéroponie nécessite un équipement spécialisé qui, en cas de panne, laisse aux plantes des chances de survie très limitées. L’aéroponie est particulièrement utile dans les propagateurs de boutures, où cette méthode accélère la formation de nouvelles racines jusqu’à une semaine.
Avantages de la culture dans une solution nutritive
- Absorption rapide des nutriments : Les plantes dont les racines sont immergées dans une solution nutritive bénéficient d’un accès constant aux nutriments, ce qui entraîne une croissance plus rapide et des rendements plus élevés.
- Réduction du risque de pathogènes : Dans les systèmes entièrement hydroponiques, les parasites du sol sont absents et, dans une solution nutritive correctement oxygénée, le risque de pourriture des racines est minimal.
- Efficacité : L’hydroponie est extrêmement économe en eau, en engrais et en autres ressources, notamment lorsqu’elle utilise des systèmes de recirculation.
- Surveillance facile du pH et de l’EC : Dans les systèmes entièrement hydroponiques, la mesure de l’acidité (pH) et de la teneur en nutriments (EC) de la solution nutritive est plus simple que dans les techniques avec substrat.
Quelle méthode vous convient ?
Si vous hésitez entre la culture hydroponique avec substrat et les systèmes sans substrat, votre expérience constitue le principal facteur à prendre en compte. Pour les débutants, il peut être plus simple de travailler avec des milieux hydroponiques, qui tolèrent mieux les erreurs de nutrition, d’irrigation et de soins apportés aux plantes. Les cultivateurs expérimentés qui souhaitent tirer le meilleur parti de leurs efforts peuvent privilégier les systèmes entièrement hydroponiques.
Vous souhaitez en savoir plus sur la culture en intérieur et en extérieur et découvrir les dernières tendances du monde de la culture ? N’hésitez pas à consulter notre blog.
L’objectif principal de la plupart des cultivateurs est de récolter des fleurs non pollinisées, riches en substances actives et en terpènes. Mais que faire des « déchets » — la taille, les feuilles, les tiges et les racines ? Pour la plupart des cultivateurs, il s’agit simplement de déchets qui finissent à la poubelle ou au compost, mais c’est bien dommage. Ces parties de la plante contiennent des substances précieuses qui peuvent être transformées en préparations médicinales maison, en produits cosmétiques ou en mets savoureux.
La récolte est toujours un moment de joie pour les cultivateurs, mais elle apporte également son lot de travail supplémentaire. N’oubliez pas que si vous décidez de valoriser les feuilles ou les racines des plantes, vous devez leur accorder, lors de la récolte et du séchage, un soin comparable à celui apporté aux fleurs. Lors du séchage, veillez à respecter les bonnes conditions : une faible humidité de l’air d’environ 55 %, une température comprise entre 18-21 °C, l’obscurité et un apport d’air frais. N’utilisez en aucun cas pour une transformation ultérieure une matière végétale moisie ou des plantes traitées avec des pesticides.
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Sugar leaves
L’expression anglaise « sugar leaves » désigne les petites feuilles situées autour des fleurs, couvertes de trichomes et contenant une quantité relativement importante de substances actives et de terpènes. Vous pouvez les utiliser pour préparer des extraits, des teintures ou des baumes efficaces, ou les employer de manière similaire aux fleurs (récupération de la résine, vaporisation de mélanges de plantes).
N’oubliez pas que le CBD se trouve dans la matière sèche sous sa forme acide (CBDA), inactive lorsqu’elle est ingérée. Pour transformer le CBDA en CBD, il est nécessaire de décarboxyler au préalable la matière sèche, c’est-à-dire de la chauffer à une température suffisamment élevée pendant une certaine durée. La décarboxylation se produit dans une certaine mesure lors de la cuisson de l’huile ou du baume, mais pour obtenir un meilleur effet du produit final, il est préférable de traiter d’abord la matière sèche à la chaleur.
- Beurre ou huile enrichi(e) : Les substances actives se lient très bien aux matières grasses. Faire cuire la matière sèche dans du beurre, de l’huile ou un autre support gras (huile de coco, saindoux) constitue donc une méthode d’extraction très efficace. Il suffit de chauffer progressivement une quantité adaptée de matière sèche à une température d’environ 80 °C pendant 2-3 heures, puis de filtrer.
- Baume végétal maison : De nombreux éléments indiquent que le CBD et d’autres substances actives sont très efficaces en application topique, notamment en cas de douleurs, d’eczéma et de lésions cutanées. Pour servir de base à votre baume maison, vous pouvez utiliser de la vaseline officinale, de l’huile de coco ou d’olive, du beurre de karité ou de la lanoline. La préparation d’un baume végétal de base est simple. Ajoutez environ 20 à 50 grammes de matière sèche à un kilogramme de support, puis chauffez le mélange au bain-marie ou dans un four réglé à basse température pendant environ 2 heures. La température du mélange ne doit pas dépasser 80 °C afin d’éviter la dégradation des substances actives. Vous pouvez ensuite filtrer le mélange ou le laisser refroidir, puis répéter plusieurs fois le processus de chauffage afin d’extraire un maximum de substances de la matière sèche.
- Teinture : Tout comme les matières grasses, l’alcool est un excellent moyen d’extraire les substances actives des plantes. Le « dragon vert », autrement dit une teinture végétale fortement alcoolisée, était autrefois un remède courant contre les douleurs ou l’insomnie. La préparation est simple. Ajoutez environ 10 grammes de matière sèche décarboxylée à 200 ml d’alcool fort, puis versez le tout dans une bouteille ou un bocal fermé. Laissez macérer le mélange de plantes et d’alcool pendant plusieurs semaines, à température ambiante et dans un endroit sombre. Pour finir, filtrez le mélange à travers un filtre à café.
- Récupération de la résine : Comme les fleurs, les petites feuilles qui les entourent contiennent également une quantité importante de trichomes, composés d’une tige et d’une tête dans lesquelles se trouvent les substances actives et les terpènes. Les trichomes peuvent être séparés mécaniquement du reste de la matière sèche ou à l’aide d’un solvant adapté. Le résultat est une « résine » concentrée, riche en substances actives et en terpènes. La récupération de la résine à travers un tamis fin (méthode dite du dry sift) fait partie des méthodes les plus anciennes de fabrication de concentrés végétaux.
- Vaporisation : L’inhalation de vapeurs riches en substances actives et en terpènes constitue une méthode très efficace et rapide pour utiliser des plantes médicinales. Les fleurs soigneusement nettoyées, séchées et arrivées à maturité, sans graines, sont les plus adaptées à cet usage, mais les petites feuilles situées autour des fleurs présentent également un potentiel intéressant. Le consommateur doit toutefois s’attendre à ce qu’elles aient une saveur moins douce. Les sachets de terpènes constituent une excellente solution pour donner un parfum agréable à une matière sèche moins aromatique.
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Grandes feuilles
Les trichomes présents sur les grandes feuilles contiennent une quantité très faible de substances actives et de monoterpènes précieux par rapport à ceux des fleurs. Elles sont toutefois riches en antioxydants, en chlorophylle, en fibres, en minéraux et en vitamines, ce qui en fait une excellente matière première pour la cuisine. Vous pouvez également les transformer en baumes, mais prévoyez une quantité de matière sèche plus importante que si vous utilisiez des fleurs ou des sugar leaves.
- Smoothie vert : Ajoutez des feuilles fraîches à votre smoothie préféré.
- Tisane végétale : Versez de l’eau chaude sur les feuilles séchées et laissez infuser. L’infusion aura une saveur terreuse et des effets apaisants. Vous pouvez également ajouter d’autres plantes à votre tisane, comme de la menthe, de la mélisse ou encore du gingembre et du miel.
- Salades : Vous pouvez utiliser les feuilles dans des salades. Elles ont une saveur prononcée qui s’accorde parfaitement avec une vinaigrette à la moutarde, des fromages goûteux et des fruits.
Racines
Les racines sont probablement les parties de la plante les plus négligées par les cultivateurs, alors qu’elles sont utilisées depuis des milliers d’années dans la médecine traditionnelle. Des textes chinois, grecs et romains de l’Antiquité décrivent déjà des décoctions, des cataplasmes et des pâtes à base de racines, employés contre les douleurs, les inflammations, les crampes ou les saignements. Encore aux XVIIIe et XIXe siècles, elles étaient recommandées contre les rhumatismes, les inflammations ou les troubles urinaires. Les racines ne contiennent certes que des quantités infimes de substances actives, principalement du CBD, mais elles renferment également de la friedéline et de l’épifriedélanol, connus pour leurs effets antioxydants, anti-inflammatoires ou antitumoraux.
- Teinture : Les racines sont un excellent ingrédient pour le « dragon vert », dont la préparation est décrite plus haut.
- Baume ou pommade : Vous pouvez également ajouter les racines à un baume végétal. Faites-les d’abord sécher, puis broyez-les en morceaux ou en poudre fine. Ajoutez ensuite les racines au baume végétal et suivez les instructions ci-dessus.
Tiges
Parmi toutes les parties restantes de la plante, les tiges contiennent la plus faible quantité de substances actives. Elles sont en revanche riches en cellulose et en lignine, c’est-à-dire en fibres végétales solides. Leur meilleure utilisation consiste à les composter ou à les employer comme paillage ; vous pouvez également en faire des éléments décoratifs. Il est déconseillé d’utiliser les tiges séchées comme tuteur pour les plantes, car elles peuvent moisir et propager des spores de moisissures dans leur environnement.
Pour découvrir d’autres conseils et guides destinés aux cultivateurs débutants comme aux growers expérimentés, consultez le blog higarden.
Vous avez déjà hâte de planter trois plantes sous tente après le Nouvel An, mais vous ne parvenez pas à vous y retrouver dans l’offre pléthorique de semences disponible sur le marché ? Dans cet article, nous vous expliquerons en détail les termes les plus courants que vous rencontrerez lors de vos achats et vous donnerons quelques conseils pour choisir les meilleures semences pour la culture en intérieur.
Les semences sont un peu comme le vin. Leur nom peut nous révéler certaines informations, mais il ne vous indiquera pas toujours si vous achetez un produit de qualité ni s’il vous plaira. Derrière un nom original peut toutefois se cacher un cultivar qui ne convient pas à la culture en intérieur ou qui sera difficile à cultiver. Lors de votre achat, pensez donc de manière pratique. Les critères les plus importants pour choisir des semences destinées à la culture en intérieur sont la structure et le sexe des plantes, la durée de maturation ainsi que la teneur en substances actives.
Sativa ou indica
Les cultivateurs distinguent généralement entre sativas et indicas. Bien que les spécialistes émettent certains doutes quant à la pertinence de cette distinction, les vendeurs de semences utilisent cette classification pour différencier les variétés à longue durée de maturation (sativas) des variétés arrivant plus rapidement à maturité et de plus petite taille (indicas). Les sativas à floraison la plus longue peuvent mûrir pendant plus de 12 semaines et atteindre des dimensions impressionnantes. Cela ne fait pas des sativas pures les meilleures candidates pour la culture en intérieur dans une growbox, où l’espace est limité. De plus, une longue durée de maturation entraîne également des coûts plus élevés pour le cycle de culture. C’est pourquoi la plupart des cultivateurs choisissent soit des indicas pures, soit des hybrides, c’est-à-dire des croisements entre sativas et indicas.
- Variétés à dominante sativa : Variétés à feuilles étroites à longue période de floraison, d’environ 10 à 12 semaines, originaires des régions équatoriales.
- Variétés à dominante indica : Variétés à feuilles larges originaires des régions montagneuses, avec une courte période de floraison d’environ 8 à 10 semaines.
- Variétés hybrides : Croisements entre sativas et indicas, sélectionnés afin d’obtenir un certain type de plante. La durée de floraison et la structure des plantes dépendent de la combinaison des gènes des parents.
Variétés photopériodiques ou à floraison automatique
La plupart des plantes sont des plantes de jours courts et ne commencent à fleurir que lorsque la durée du jour descend sous un certain seuil. En culture en intérieur, cela signifie que le cycle de culture est divisé en deux phases : la phase végétative, durant laquelle la durée du jour est de 16-18 heures, et la phase de floraison, durant laquelle la durée du jour est réduite à 12 heures. Les cultivars à floraison automatique (autoflower) constituent une exception : ils ont été croisés de manière à fleurir indépendamment de la durée du jour et de la nuit.
- Variétés photopériodiques : Cultivars de jours courts dont la floraison dépend de la photopériode. En intérieur, ils commencent à fleurir uniquement après le passage à un cycle de 12/12.
- Variétés à floraison automatique : Variétés indépendantes de la photopériode, qui commencent à fleurir quelle que soit la durée du jour et de la nuit, généralement environ 21 jours après la germination.
- Variétés fast ou early : Les termes early ou fast désignent des cultivars dont la floraison commence rapidement et dont la période de floraison est courte. Il ne s’agit toutefois pas de variétés à floraison automatique .
Semences féminisées ou régulières
Les plantes sont dioïques et une population comprend aussi bien des individus mâles que femelles. La plupart des cultivateurs se concentrent uniquement sur la culture de plantes femelles produisant des fleurs sans graines. Ce sont en effet celles qui contiennent la plus grande quantité de substances actives. Pour cela, il est nécessaire de retirer les mâles du jardin à temps, ce qui peut représenter un défi pour les cultivateurs inexpérimentés. La plupart des cultivateurs utilisent donc aujourd’hui des semences féminisées, qui ne donnent naissance qu’à des plantes femelles . Les semences régulières ont toutefois elles aussi leur utilité : elles sont utilisées pour la sélection de nouveaux cultivars et sont importantes pour préserver l’espèce.
- Semences régulières : Semences provenant de plantes pollinisées naturellement, dont la germination donne des plantes femelles et mâles.
- Semences féminisées : Semences provenant de plantes féminisées, dont la germination donne uniquement des plantes femelles.
Teneur en substances actives et en terpènes
L’un des principaux attraits des est leur teneur en substances actives, notamment en cannabinoïdes, mais aussi en terpènes et en flavonoïdes. Le cannabinoïde le plus connu des est le THC (tétrahydrocannabinol), responsable de nombreux effets de cette plante. Le CBD (cannabidiol) est un autre cannabinoïde tout aussi important, qui n’a toutefois pas d’effet psychoactif contrairement au THC. En fonction de leur teneur en THC et en CBD, on répartissons les en trois chémotypes, sachant que la culture de contenant plus de 1 % de THC est soumise à des normes juridiques spécifiques. Il en va de même pour la culture à grande échelle de contenant moins de 1 % de THC.
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- Type 1 : Variétés à forte teneur en THC et faible proportion de CBD. Les cultivars modernes peuvent contenir jusqu’à 30 % de THC et seulement des traces de CBD.
- Type 2 : Variétés présentant une proportion équilibrée de THC et de CBD.
- Type 3 : Variétés à teneur minimale en THC et forte proportion de CBD. Les cultivars de type 3 enregistrés, dont la teneur en THC est inférieure à 0,3 %, sont parfois également qualifiés de variétés techniques.
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Avec l’arrivée des journées plus fraîches et des soirées plus courtes vient le moment de récolter les fruits d’une année entière de travail. Chaque cultivateur sait que c’est précisément maintenant que l’on découvre si ses soins ont permis d’obtenir non seulement de belles fleurs, mais aussi un arôme riche. Le parfum de la récolte n’apparaît toutefois pas spontanément : le bon moment, un séchage délicat et un curing patient sont les clés d’un goût incomparable.
Avant de commencer la récolte, clarifions tout d’abord les facteurs qui influencent le goût et le parfum de votre récolte. En premier lieu, il s’agit du patrimoine génétique de la plante. Chaque cultivar (variété sélectionnée) possède un profil génétique spécifique. Celui-ci influence non seulement l’apparence et les caractéristiques de croissance de la plante, mais aussi sa teneur en métabolites secondaires, tels que différentes substances actives et les flavonoïdes, et surtout les terpènes. Les terpènes sont des composés aromatiques responsables du parfum et de l’arôme des plantes ; ils font partie des huiles essentielles végétales. C’est précisément la forte concentration en terpènes qui transforme votre récolte en un délice parfumé. Le choix de la variété vous appartient, mais la qualité de la matière sèche dépend également de la manière dont vous prenez soin des plantes pendant tout le cycle de culture, ainsi que de la façon dont vous les récoltez, les séchez et les stockez.
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Fertilisation avant la récolte
Si vous avez planté à temps au printemps, vous devriez observer les premiers signes de maturation sur les plantes durant la seconde moitié du mois d’août. Les fleurs gagnent en volume et les poils jusqu’alors blancs sur les fleurs (stigmates) commencent progressivement à brunir. La vitesse de maturation dépend de la météo, mais aussi de la nutrition durant les deux à trois dernières semaines avant la récolte. De nombreux cultivateurs adaptent la nutrition des plantes durant cette période afin de favoriser leur maturation.
En général, il existe deux façons de fertiliser durant la période précédant la récolte. Vous pouvez soit arroser les plantes avec de l’eau pure (éventuellement avec un pH ajusté), soit utiliser l’un des produits de maturation. Ces produits peuvent être répartis en deux catégories selon qu’ils éliminent les nutriments du substrat ou qu’ils les « verrouillent » au contraire et empêchent leur absorption. Quelle que soit la méthode choisie, la réduction de l’apport en nutriments oblige les plantes à consacrer toute leur énergie à la maturation plutôt qu’à la formation de nouvelles fleurs.
Votre objectif est de synchroniser la diminution des nutriments dans le substrat avec le cycle de vie naturel de la plante. Si vous la privez de nutrition trop tôt ou trop rapidement, la maturation ralentira au contraire. Pour une culture dans des substrats riches en nutriments organiques (par exemple dans des plates-bandes), il suffit généralement d’arroser les plantes uniquement avec de l’eau pure environ deux à trois semaines avant la récolte. Un sol fertile contient suffisamment de micro-organismes qui décomposent la matière organique en nutriments assimilables par les plantes. Pour une culture dans des sols sableux ou des substrats inertes qui ne retiennent pas beaucoup de nutriments, il est préférable de fertiliser les plantes jusqu’à la dernière semaine précédant la récolte.
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Comment déterminer le moment de la récolte
Pour que votre récolte soit la plus parfumée possible, vous devez récolter les plantes au moment où les fleurs contiennent la plus grande quantité de terpènes. Vous pouvez déterminer au mieux la maturité des fleurs grâce à la couleur des trichomes, qui ressemblent à un duvet brillant à la surface de la plante. Il s’agit en réalité de glandes microscopiques qui recouvrent toute la plante, et en particulier les fleurs. Les trichomes des fleurs (plus précisément les trichomes glandulaires dotés d’une tête et d’un pédoncule) renferment la plus grande quantité de métabolites secondaires, notamment les terpènes.
Pour observer les trichomes, procurez-vous un microscope portatif ou un appareil photo doté d’un mode macro offrant un grossissement d’au moins trente fois. Choisissez une partie représentative de la fleur, couverte de résine, et observez la couleur des têtes des trichomes. Les trichomes glandulaires des fleurs ressemblent à de petits champignons avec un long pédoncule et une tête ronde. Au début du développement du trichome, celle-ci est transparente, puis elle devient trouble à l’approche de la récolte. Chez la plupart des trichomes, des têtes d’un blanc laiteux et trouble indiquent que la plante est mature. Les trichomes trop mûrs prennent une couleur ambrée, contiennent moins de métabolites secondaires et présentent un profil terpénique moins marqué.
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Récolte et séchage
Le fait de déterminer le bon moment de la récolte ne met pas fin à votre quête de fleurs parfumées. Vous devez maintenant récolter et sécher correctement les plantes. Gardez à l’esprit que les différents cultivars peuvent mûrir de manière différente. Certaines plantes mûrissent uniformément, tandis que d’autres mûrissent de haut en bas. Les fleurs exposées à la lumière toute la journée mûrissent également plus rapidement que celles qui poussent à l’ombre. Pour les grandes plantes cultivées en extérieur notamment, il peut donc être préférable de les récolter progressivement. Commencez par les fleurs mûres et, si la météo le permet, laissez encore quelques jours aux fleurs qui ne sont pas à maturité.
La méthode de récolte influence également l’étape suivante du processus : le séchage. Plus les morceaux de plantes récoltés sont volumineux, plus ils mettront de temps à sécher. La durée du séchage est très importante. Si les fleurs sèchent trop rapidement, la matière sèche perdra la majeure partie de ses terpènes et aura un goût amer. Un séchage trop lent augmente au contraire le risque que des moisissures détériorent votre récolte. Vous pouvez récolter les plantes entières, les diviser en segments ou ne récolter que les fleurs et les faire sécher sur des filets.
Dans des conditions idéales, le processus de séchage devrait durer environ deux semaines. Il est généralement recommandé de sécher les plantes médicinales dans une pièce bien ventilée ou dans une box de culture, à l’abri de la lumière et à une température comprise entre 16 et 20 °C. Une humidité de l’air adaptée est également importante ; elle devrait se situer entre 50–60 %. Les déshumidificateurs d’air conviennent parfaitement à cet effet, mais veillez à ce que l’air chaud ne souffle pas directement sur les fleurs en cours de séchage. Vous reconnaîtrez des fleurs correctement séchées au fait qu’elles se détachent facilement de la tige principale, tout en restant légèrement souples au toucher et sans s’émietter entre les doigts.
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Curing et stockage
La dernière étape pour obtenir une récolte parfaitement parfumée est le curing, c’est-à-dire la maturation de la matière sèche dans des conditions contrôlées. Comme pour le tabac, le curing permet d’équilibrer l’humidité résiduelle du matériel végétal et de faire ressortir le profil terpénique de la plante.
Pour le curing et le stockage de la matière sèche, les boîtes en verre ou en métal sont les plus adaptées, mais vous pouvez également utiliser des sachets ou des récipients en plastique hermétiques. Placez les fleurs nettoyées dans les récipients ou les sachets en laissant un peu d’espace pour l’air. Il est généralement recommandé de remplir le récipient aux trois quarts environ. Placez la matière sèche en cours de maturation dans un endroit sombre, à une température stable comprise entre 15-18 °C.
Durant la première semaine, ouvrez les récipients chaque jour et laissez la matière sèche s’aérer. Avant de les refermer, mélangez délicatement les fleurs dans le récipient afin que l’air frais atteigne chacune d’entre elles. Durant la deuxième semaine de maturation, il suffit d’ouvrir les récipients deux à trois fois par semaine. Au cours des semaines et des mois suivants, ouvrez et aérez les récipients au moins une fois par semaine. Si vous souhaitez que votre récolte conserve sa fraîcheur, il est recommandé de placer dans les récipients des sachets de contrôle de l’humidité.
Pour découvrir d’autres conseils et guides sur la culture légale, consultez le blog higarden, destiné aux cultivateurs débutants comme expérimentés.
Comment influencer facilement la forme des plantes afin d’en tirer le meilleur parti ? Grâce à une mise en forme adaptée, vous pouvez obtenir une récolte abondante même dans un espace réduit. Nous avons réuni pour vous un aperçu des techniques les plus populaires, utilisées aussi bien par les cultivateurs amateurs que par les professionnels.
Les cultivateurs expérimentés savent que le rendement ne dépend pas uniquement de la génétique ou de la nutrition. La structure de la plante joue également un rôle déterminant. Des techniques comme le supercropping, le schwazzing ou le ScrOG permettent d’orienter la croissance, d’augmenter l’efficacité de l’éclairage et d’obtenir de bien meilleurs résultats. Rappelons-nous leur fonctionnement et le moment approprié pour les utiliser.
Topping : taille des apex
Il s’agit d’une technique de base que tout cultivateur devrait maîtriser. Elle consiste à tailler simplement les apex des plantes afin de provoquer une ramification à cet endroit. La plupart des cultivateurs taillent les jeunes plants pour la première fois lorsqu’ils possèdent trois étages de vraies feuilles, à l’exception de certains styles de culture spécifiques (par exemple le SoG). Après la taille, deux nouveaux apex se développent à partir de la tige principale et les quatre branches latérales situées un étage plus bas poussent plus rapidement. La plante devrait ainsi présenter six nouveaux apex à peu près à la même hauteur.
Vous pouvez effectuer plusieurs tailles, mais uniquement pendant la phase végétative (de croissance). Après le passage en floraison, supprimer les apex vous priverait simplement des futures fleurs. Plus vous taillez les plantes, plus elles deviennent touffues.
Fimming : pincement des apex
Cette technique de pincement des apex serait née d’une maladresse, ce qui aurait également donné naissance à son nom anglais F*** I Missed. Le fimming consiste à tailler les pousses apicales de manière à en laisser environ 20 % sur la plante. Lorsque le pincement est réussi, la plante forme quatre nouveaux apex ou davantage, très rapprochés, au lieu de deux. Le résultat est constitué de plantes basses, avec des fleurs regroupées les unes près des autres et un rendement élevé.
Défoliation : suppression des feuilles
Les feuilles sont le siège de la photosynthèse et sont indispensables aux plantes. Pourtant, la plupart des cultivateurs effeuillent régulièrement leurs plantes. L’objectif est généralement d’améliorer la pénétration de la lumière et la circulation de l’air dans la culture, ce qui contribue à prévenir les moisissures et à augmenter les rendements. Il ne faut toutefois pas exagérer la défoliation : vous devez savoir quand et quelles feuilles supprimer.
Pendant la phase végétative : Un mythe répandu parmi les cultivateurs veut que la suppression des grandes feuilles aide les plantes à orienter leur énergie vers la formation de nouveaux apex. En réalité, cela ralentit la croissance. Pendant la phase de croissance, supprimez donc uniquement les feuilles qui ombragent les branches inférieures, poussent vers l’intérieur de la plante, touchent le substrat ou se trouvent à l’ombre. Retirez également les feuilles jaunissantes ou desséchées.
Pendant la floraison : Bien que les plantes aient également besoin de feuilles pendant la floraison, une défoliation modérée contribue à créer un meilleur microclimat et à prévenir les moisissures. En particulier lors d’une culture en intérieur, il est judicieux de débarrasser les plantes des feuilles situées dans les étages les plus bas, où la lumière n’atteint pas les végétaux. Supprimez également les grandes feuilles qui ombragent les fleurs en maturation. À l’approche de la récolte, retirez régulièrement les feuilles jaunissantes et desséchées.
Schwazzing : défoliation extrême
Les feuilles qui reçoivent suffisamment de lumière réalisent la photosynthèse et produisent du carbone, qui constitue une source de sucres pour les autres parties de la plante. À l’inverse, les feuilles ombragées stockent le carbone et réalisent très peu la photosynthèse. La suppression des feuilles ombragées aide donc les plantes à mieux utiliser le carbone disponible et entraîne des rendements plus élevés.
Le schwazzing est une méthode popularisée par J. Haupt dans le livre « Three A Light ». Elle consiste à pratiquer une défoliation extrême répétée pendant les trois premières semaines de floraison. Le résultat est constitué de plantes plus basses, avec de longues fleurs, y compris sur les branches inférieures.
Comment procéder : Le premier jour de la floraison, supprimez toutes les grandes feuilles (feuilles nourricières). Cela améliore non seulement la pénétration de la lumière dans la canopée, mais oblige également les plantes à se concentrer sur le développement de nouvelles feuilles plutôt que sur l’allongement des tiges. Elles restent ainsi plus compactes et s’étirent moins. N’oubliez pas qu’en supprimant les grandes feuilles, vos plantes perdent une réserve importante de nutriments. Au cours des dix jours suivants, augmentez la dose de nutriments d’environ 20 %, avec une proportion plus importante de phosphore et de potassium (formule de floraison).
Effectuez la deuxième défoliation le 20e jour de la phase de floraison et supprimez à nouveau uniquement les grandes feuilles. Veillez à ne pas endommager les fleurs en formation. Au cours de la troisième semaine de floraison, la plante a déjà terminé sa phase d’allongement des tiges et, grâce à la première taille, les fleurs devraient pousser rapprochées les unes des autres. Après la deuxième taille, les fleurs se développent à proximité les unes des autres et le résultat sera constitué de longues fleurs. L’un des avantages du schwazzing est notamment qu’il n’est pas nécessaire de tailler les branches inférieures contrairement à la méthode traditionnelle, car l’absence de feuilles leur permet également de recevoir suffisamment de lumière et d’obtenir de belles fleurs.
ScrOG : tressage dans un filet
Le Screen of Green (ScrOG) est une technique qui consiste à former les plantes sur un plan horizontal à l’aide d’un filet ou d’une grille. Elle présente d’innombrables avantages, notamment lors d’une culture en intérieur sous éclairage artificiel. En effet, si vous laissez vos plants pousser sans intervenir, ils se développent toujours davantage en hauteur qu’en largeur. La branche principale se retrouve alors trop proche de la lampe horticole, tandis que les apex des étages inférieurs reçoivent trop peu de lumière. L’objectif du tressage dans un filet est de créer une surface homogène d’apex recevant tous un maximum d’énergie lumineuse.
Comment procéder : Placez un filet de soutien à une hauteur de 20-30 cm au-dessus de la base de la plante. Commencez à tresser les apex lorsqu’ils dépassent de 5 centimètres les mailles du filet. Guidez progressivement les branches principales dans toutes les directions et, lorsque le filet est presque entièrement rempli, passez en floraison et poursuivez le tressage pendant les deux à trois semaines suivantes, jusqu’au début de la pleine floraison et jusqu’à ce que les plantes cessent de s’étirer.
LST : courbure des tiges
Le LST (Low Stress Training) est une méthode douce de mise en forme des plantes, qui consiste à courber et à attacher progressivement les branches. La courbure des tiges peut être utilisée de nombreuses façons, qu’il s’agisse d’écarter la canopée et d’exposer les branches inférieures à la lumière ou de former des bonsaïs esthétiques. Elle peut également servir à maîtriser les plantes trop développées au début de la floraison.
Comment procéder : À l’aide de fil souple pour attaches, de ficelles ou de pinces en plastique, commencez à courber la tige principale, puis les branches latérales, vers l’extérieur du centre de la plante. Vous exposez ainsi davantage de surface foliaire à la lumière et favorisez la croissance de nouvelles pousses. Effectuez le LST exclusivement pendant la phase végétative et au cours des premières semaines de floraison, tant que les tiges sont encore souples.
Supercropping : cassure des tiges
Le supercropping est une technique qui consiste à perturber volontairement la structure interne de la tige afin de la courber sans la briser. La plante réagit au stress en renforçant la zone endommagée et en stimulant davantage sa croissance dans d’autres parties. La cassure des tiges fait partie des techniques avancées et demande une main sûre.
Comment procéder : Choisissez une tige souple pendant la phase de croissance, puis pressez-la et massez-la délicatement entre vos doigts jusqu’à ce qu’elle commence légèrement à céder. Courbez ensuite la pousse dans la direction souhaitée. Si la branche ne reste pas dans sa nouvelle position, attachez-la ou soutenez-la. En quelques jours, la plante formera des renflements au niveau de la tige endommagée.
La mise en forme permet d’obtenir de meilleurs résultats sans devoir modifier la nutrition ou l’éclairage. Commencez par des techniques simples, comme le topping ou le LST, puis découvrez progressivement ce qui convient le mieux à vos plantes.
Vous vous intéressez aux nouveautés dans le domaine de la culture et aux conseils destinés aux cultivateurs débutants comme expérimentés ? Vous trouverez tout cela et bien plus encore sur le blog de culture Higarden.
Le printemps approche et il est temps de commencer à préparer la prochaine saison de culture. Si vous souhaitez prendre de l’avance sur la météo, faites pousser vos plants à l’intérieur et vos plantes vous remercieront par une croissance rapide, une bonne santé, une récolte précoce. De quoi aurez-vous besoin et comment procéder ? Nous avons préparé pour vous un guide clair sur le démarrage des plants.
Pourquoi démarrer les plants à l’avance ?
Le démarrage des plants à l’intérieur, dans le confort de votre maison, est un excellent moyen de prendre de l’avance sur le début de la saison. Vous évitez les risques liés à une météo printanière imprévisible et vos plantes s’adapteront rapidement aux conditions extérieures après leur transplantation. Un autre avantage est que le démarrage à l’avance vous permet également de cultiver des espèces qui, autrement, ne prospéreraient pas dans nos conditions climatiques.
- Des conditions idéales : La germination et le démarrage des plants à l’intérieur permettent de créer un environnement optimal pour les plantes.
- Une croissance plus rapide et une récolte plus précoce : Les plantes passent leurs premières semaines dans un environnement protégé, où elles peuvent se renforcer et développer un système racinaire abondant. Après leur plantation en extérieur, elles poussent alors plus rapidement et arrivent à maturité plus tôt qu’en cas de semis directement à l’extérieur.
- La possibilité de cultiver différentes espèces : De nombreuses plantes mettent trop longtemps à pousser et à arriver à maturité pour avoir le temps de mûrir dans nos conditions géographiques. Toutefois, si vous démarrez ces espèces avant le début du printemps, vous pouvez raccourcir cette période.
Quelles plantes se prêtent au démarrage à l’avance ?
Il n’est pas nécessaire de démarrer toutes les espèces à l’avance. Certaines, comme les radis, les pois ou les carottes, sont semées directement au potager, car elles supportent mal la transplantation ou poussent rapidement et arrivent très tôt à maturité. Parmi les cultures les plus souvent démarrées à l’avance figurent :
- Légumes-fruits : tomates, poivrons, aubergines, piments
- Espèces médicinales et exotiques : chanvre
- Cucurbitacées : concombres, courgettes, courges
- Légumes-feuilles et crucifères : salades, brocolis, choux-fleurs, choux
- Herbes aromatiques : basilic, marjolaine, thym, romarin
- Fleurs ornementales : œillets d’Inde, pétunias, mufliers, lobélias
De quoi avez-vous besoin pour démarrer vos plants à la maison ?
Bien qu’il soit possible de démarrer les plants derrière une fenêtre ou dans une véranda, vous obtiendrez les meilleurs résultats dans une tente de culture (growbox), où vous pourrez créer un environnement protégé et stable pour vos plants. À l’intérieur de la tente de culture, vous pouvez facilement contrôler la température, l’humidité et la quantité de lumière, tandis que les plantes peuvent germer et pousser sans subir les variations météorologiques. Dans un environnement stable, les plants poussent plus rapidement et résistent mieux aux attaques de ravageurs, aux moisissures et aux maladies. En plus de la growbox, pour démarrer vos plants, vous aurez également besoin des éléments suivants :
- Propagateur : Les mini-serres vous aident à créer un climat idéal pour les graines en germination et les jeunes plants. Pour la culture de certaines espèces, les propagateurs chauffants sont particulièrement adaptés.
- Pastilles, cubes ou rouleaux de semis : Les cubes de semis facilitent la germination et la manipulation des plants. Ils peuvent être fabriqués à partir de différents matériaux, comme la laine minérale, la fibre de coco ou la tourbe. N’oubliez pas que les cubes de semis sont destinés à la germination et qu’après quelques jours, il sera nécessaire de transplanter les plantes dans un milieu de culture approprié.
- Substrat de culture : Le choix du substrat de culture pour les plants dépend de l’espèce et de la méthode de culture. Il est important que le substrat soit aéré et ne contienne pas une quantité excessive d’engrais, qui pourrait brûler les jeunes plantes. Vous pouvez lire ici les avantages et les inconvénients des différents substrats de culture.
- Éclairage de culture : Pour pousser rapidement, les plantes ont besoin de suffisamment de lumière. Pour démarrer les plants, les panneaux LED de culture à spectre de croissance à faible consommation sont les plus adaptés.
- Tapis chauffant : Certaines espèces germent et poussent mieux à des températures plus élevées. Les tapis chauffants conviennent principalement à la culture d’espèces thermophiles, comme les tomates ou les piments.
- Pulvérisateur : L’arrosage manuel des jeunes plantes peut facilement entraîner leur délogement du substrat. Il est recommandé de donc d’ajouter à votre panier un pulvérisateur manuel.
Vous ne savez pas quel équipement choisir pour démarrer vos plants ? Nous avons préparé pour vous des kits complets pour le démarrage des plants, qui contiennent tout ce dont vous aurez besoin pour lancer la saison extérieure.
Comment démarrer les plants : guide étape par étape
- Sélection et préparation des graines
- Utilisez uniquement des semences de qualité présentant un taux de germination élevé.
- Il est conseillé de faire tremper les graines de certaines espèces (tomates, poivrons) dans de l’eau tiède pendant quelques heures avant le semis.
- Pour augmenter le taux de réussite de la germination des graines rares ou anciennes, utilisez un stimulateur de germination.
- Semis et premier arrosage
- Semez les graines dans un substrat de semis ou dans une pastille, un cube ou un rouleau de semis.
- Recouvrez-les d’une fine couche de substrat et humidifiez-les délicatement à l’aide d’un pulvérisateur.
- Placez les graines dans un endroit chaud et bien éclairé (20–25 °C).
- Conditions idéales
- Température : Les graines de la plupart des plantes germent mieux à une température de 20–25 °C.
- Lumière : Assurez au moins 12–16 heures de lumière par jour.
- Humidité : Maintenez le substrat humide, mais pas détrempé.
- Aération : Aérez régulièrement le propagateur afin d’éviter la formation de moisissures.
- Transplantation et acclimatation
- Dès que les plants ont formé leurs premières vraies feuilles, transplantez-les dans des pots plus grands.
- Arrosez régulièrement les plants et vous pouvez utiliser un engrais de croissance dilué.
- Avant de les planter à leur emplacement extérieur, acclimatez progressivement les plantes. Commencez par les laisser dehors quelques heures par jour, puis toute la journée.
Vous cherchez d’autres conseils de culture et des recommandations horticoles professionnelles ? Consultez notre blog Higarden, où vous trouverez des recommandations et des guides pour les cultivateurs débutants comme expérimentés.
Les premiers rayons du soleil printanier commencent déjà doucement à réveiller la nature de son sommeil hivernal, et c’est le moment idéal pour offrir à votre organisme encore ensommeillé une bonne dose de vitamines, d’antioxydants et de minéraux sous la forme de pousses et de Microgreens juteux que vous aurez cultivés vous-même. Vous ne savez pas comment faire ? Ne vous inquiétez pas, grâce à notre guide consacré aux pousses et aux Microgreens maison, vous y arriverez sans difficulté.
Bien que leur apparence discrète ne le laisse pas deviner au premier abord, les jeunes légumes, légumineuses ou céréales sous forme de pousses ou de Microgreens constituent une excellente source de nutriments, de vitamines, de minéraux, d’antioxydants et d’autres substances bénéfiques pour la santé. Certaines espèces présentent une valeur nutritionnelle jusqu’à 40 fois supérieure à celle des plantes pleinement développées, et une étude scientifique (Wojdyło, Nowicka) a confirmé que :
- les pousses possèdent une capacité antioxydante efficace, car elles sont riches en polyphénols et en acide L-ascorbique
- les Microgreens se caractérisent par une teneur élevée en caroténoïdes, en chlorophylle et en acides organiques, sans aucun sucre
- certaines pousses (brocoli, radis, lentille) et certains Microgreens (radis, amarante, lentille) peuvent être intégrés à l’alimentation quotidienne en tant que superaliments et aliments fonctionnels
Microgreens ou pousses : quelle est la différence entre les deux ?
Les termes pousses et Microgreens sont souvent employés comme des synonymes, mais ils désignent deux catégories différentes de plantes. Pour cultiver des pousses, il suffit de faire tremper les graines dans l’eau et de les récolter avant l’apparition des premières feuilles. L’ensemble du processus dure généralement environ une semaine et ne nécessite ni milieu de culture ni éclairage artificiel.
Les Microgreens poussent un peu plus longtemps que les pousses, généralement de 7 à 21 jours après la germination des graines, ce qui laisse suffisamment de temps pour que les premières petites feuilles apparaissent. Contrairement aux pousses, les Microgreens ont besoin d’une source de lumière et d’un milieu de culture dans lequel leurs racines peuvent s’ancrer. Alors que les pousses peuvent être consommées entièrement, y compris la graine fendue, seuls la partie aérienne, c’est-à-dire les tiges et les jeunes feuilles, est consommée dans le cas des Microgreens.
De quel équipement ai-je besoin pour cultiver des pousses et des Microgreens ?
Les principales différences entre la culture des pousses et celle des Microgreens résident dans la nécessité d’utiliser un milieu de culture et dans le besoin de lumière. Même si les méthodes de culture des pousses et des Microgreens diffèrent à certains égards, certains équipements peuvent être utilisés pour les deux, et les graines destinées à la culture des pousses et des Microgreens sont également les mêmes.
NOTRE CONSEIL : Vous souhaitez cultiver des pousses et des Microgreens en même temps, mais vous manquez de place ou ne souhaitez pas investir dans l’achat de deux ensembles d’équipements ? Essayez le bac de germination Mungo, dans lequel vous pouvez cultiver jusqu’à trois variétés de pousses et de Microgreens simultanément, sans utiliser de milieu de culture.
Comment cultiver des pousses
La méthode la plus simple pour cultiver des pousses consiste à étaler les graines rincées dans un récipient peu profond et à les arroser régulièrement jusqu’à leur germination.
- Commencez par recouvrir les graines d’eau froide et retirez toutes les impuretés qui remontent à la surface. Faites tremper les graines pendant 8-12 heures (toute la nuit) ou jusqu’à ce que leur enveloppe ramollisse.
- Videz toute l’eau et laissez les graines s’égoutter sur une soucoupe avec drainage.
- Répartissez les graines uniformément, placez le plateau perforé sur la soucoupe et laissez les graines germer au réfrigérateur.
- Chaque jour, rincez les graines à l’eau froide propre et laissez-les à nouveau s’égoutter jusqu’à leur germination.
Équipement de culture pour les pousses
Comment cultiver des Microgreens
Pour cultiver des Microgreens, les graines ne sont pas mises à tremper, mais semées directement dans un milieu de culture humidifié. Il peut s’agir de tapis en laine minérale ou dans d’autres matériaux, ou encore d’un substrat horticole qui ne contient pas de nutriments ajoutés (par exemple, un substrat pour semis et bouturage, un light-mix ou un substrat de coco).
Les Microgreens ont également besoin d’une source de lumière. Vous pouvez les cultiver près d’une fenêtre ou utiliser des éclairages LED horticoles pour Microgreens. Si vous optez pour un éclairage artificiel, il est plus avantageux de cultiver les Microgreens dans une box de culture, où ils bénéficieront de conditions de croissance parfaites et où vous utiliserez ainsi plus efficacement l’électricité consommée.
- Remplissez la soucoupe avec le milieu de culture. Si vous utilisez de la terre ou un substrat similaire, remplissez le récipient jusqu’au bord et tassez légèrement.
- Humidifiez le substrat à l’aide d’un pulvérisateur.
- Semez les graines très rapprochées afin d’obtenir la récolte la plus abondante possible.
- Placez le récipient de culture près d’une fenêtre ou sous un éclairage LED horticole.
- Maintenez le substrat humide jusqu’au moment de la récolte.
Équipement de culture pour les Microgreens
- soucoupe ou bac à semis pour Microgreens
- milieu de culture (tapis de culture en laine minérale ou fibres de chanvre, Perlan, substrat horticole)
- pulvérisateur manuel
- éclairage LED horticole pour Microgreens (facultatif)
- box de culture (growbox) pour Microgreens (facultatif)
Comment choisir les graines pour cultiver des pousses et des Microgreens
De nombreuses espèces comestibles de céréales (orge, blé, maïs, avoine, riz) ou de légumineuses (lentilles, pois, pois chiches, haricots) peuvent être cultivées sous forme de pousses ou de Microgreens. Pour cultiver des pousses et des Microgreens, utilisez uniquement des graines qui n’ont pas été traitées avec des pesticides ou d’autres substances chimiques.
Toutes les pousses et tous les Microgreens ont cependant en commun d’être riches en nutriments et en saveur, dont l’intensité vous surprendra certainement de manière agréable. N’hésitez pas à expérimenter et à alterner les espèces de plantes. Vous pouvez également essayer différents mélanges de graines pour cultiver des Microgreens ou nos kits pratiques de culture de Microgreens pour débutants. Pour commencer, voici la liste de nos pousses et Microgreens les plus populaires.
L’été touche à sa fin, tout comme la période durant laquelle certaines de vos plantes d’intérieur préférées pouvaient profiter d’un séjour estival en extérieur. Elles y emmagasinaient en toute sécurité une énergie vitale grâce à l’air frais, aux rayons naturels du soleil et aux douces pluies estivales. Au cours du mois de septembre, il est toutefois déjà temps de rentrer les plantes d’intérieur dans l’appartement. Comment procéder pour qu’elles supportent au mieux leur retour à l’intérieur ?

Parmi les plantes d’intérieur connues pour apprécier tout particulièrement ce séjour estival en extérieur figurent généralement les cactus et les plantes succulentes. Les ficus, les hibiscus, les misères ou encore les yuccas en font également partie. Si vous les avez laissées dehors pendant l’été, elles ont accumulé beaucoup de nouvelles forces, ce qui leur permettra de vous apporter encore plus de plaisir durant les longs mois d’hiver. Toutefois, si vous ne parvenez pas à les rentrer délicatement avant le début de la saison de chauffage, un scénario peu réjouissant peut se produire : les feuilles des plantes commencent à perdre leur couleur, voire à tomber. Or, comme vous le savez, les plantes affaiblies deviennent en outre beaucoup plus sensibles aux attaques de divers parasites (voir l’article consacré à ce sujet : Comment lutter contre les parasites ?).
Le retour à l’intérieur n’est toutefois pas une opération simple pour la plante. Bien au contraire. Il peut parfois constituer un véritable choc. Une température, une intensité lumineuse ou une humidité de l’air différentes : tous ces facteurs, ou plutôt ces changements importants, sont souvent oubliés, alors même que certaines plantes d’intérieur y sont particulièrement sensibles. C’est précisément pour cette raison qu’il convient de faciliter autant que possible ce « déménagement » aux plantes d’intérieur. Le mieux est de procéder progressivement (voir ci-dessous).

- Avant toute chose, il convient d’inspecter soigneusement toutes les plantes d’intérieur qui ont passé l’été dehors afin de détecter d’éventuels parasites. Si l’une de vos plantes est infestée, vous le remarquerez le plus souvent en observant le dessous de ses feuilles, où les parasites qui s’attaquent aux plantes d’intérieur se tiennent généralement.
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- Les températures nocturnes vous indiqueront de manière fiable qu’il est temps de mettre les plantes d’intérieur à l’abri, au chaud. Dès qu’elles descendent sous 10 °C, il est grand temps de rentrer les plantes d’intérieur en lieu sûr ; et si elles appartiennent à des espèces tropicales, rentrez-les par précaution encore plus tôt !
- Ne vous précipitez toutefois pas ! Une méthode éprouvée consiste à modifier d’abord l’emplacement extérieur, avant de rentrer les plantes dans l’appartement. Déplacez donc les plantes dans un premier temps d’un endroit ensoleillé vers un emplacement ombragé.
- Attendez quelques jours, puis vous pourrez déplacer les plantes d’intérieur en toute sécurité dans une pièce plus fraîche. Évitez l’erreur fréquente qui consiste à les placer directement sur un rebord de fenêtre ou à faible distance d’un radiateur.
- Il faut maintenant instaurer le régime approprié pour les plantes d’intérieur. Pour cela, limitez notamment l’arrosage au strict minimum nécessaire. En hiver, les plantes d’intérieur reçoivent en effet beaucoup moins de lumière et entrent dans une période de repos végétatif. Elles ont donc également besoin de moins d’eau et d’engrais. Dès que vous observez des feuilles qui jaunissent ou des racines qui commencent à pourrir, vous arrosez probablement trop.

Il est parfois réellement remarquable de constater à quel point un séjour estival à l’air frais est bénéfique aux plantes d’intérieur, qui semblent littéralement prendre des couleurs sous vos yeux. En plus de devenir plus endurantes et globalement plus résistantes, elles se distinguent également par des feuilles beaucoup plus robustes, voire par des fleurs plus grandes et plus belles. Et à mesure qu’elles gagnent en beauté, leur pot d’origine peut ne plus leur suffire. Dans ce cas, elles passeront mieux l’hiver si vous les rempotez dans un pot plus grand sans attendre le printemps, période traditionnellement consacrée au rempotage. Les articles suivants vous aideront à choisir un nouveau pot :
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