Phase de croissance
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Comment influencer facilement la forme des plantes afin d’en tirer le meilleur parti ? Grâce à une mise en forme adaptée, vous pouvez obtenir une récolte abondante même dans un espace réduit. Nous avons réuni pour vous un aperçu des techniques les plus populaires, utilisées aussi bien par les cultivateurs amateurs que par les professionnels.
Les cultivateurs expérimentés savent que le rendement ne dépend pas uniquement de la génétique ou de la nutrition. La structure de la plante joue également un rôle déterminant. Des techniques comme le supercropping, le schwazzing ou le ScrOG permettent d’orienter la croissance, d’augmenter l’efficacité de l’éclairage et d’obtenir de bien meilleurs résultats. Rappelons-nous leur fonctionnement et le moment approprié pour les utiliser.
Topping : taille des apex
Il s’agit d’une technique de base que tout cultivateur devrait maîtriser. Elle consiste à tailler simplement les apex des plantes afin de provoquer une ramification à cet endroit. La plupart des cultivateurs taillent les jeunes plants pour la première fois lorsqu’ils possèdent trois étages de vraies feuilles, à l’exception de certains styles de culture spécifiques (par exemple le SoG). Après la taille, deux nouveaux apex se développent à partir de la tige principale et les quatre branches latérales situées un étage plus bas poussent plus rapidement. La plante devrait ainsi présenter six nouveaux apex à peu près à la même hauteur.
Vous pouvez effectuer plusieurs tailles, mais uniquement pendant la phase végétative (de croissance). Après le passage en floraison, supprimer les apex vous priverait simplement des futures fleurs. Plus vous taillez les plantes, plus elles deviennent touffues.
Fimming : pincement des apex
Cette technique de pincement des apex serait née d’une maladresse, ce qui aurait également donné naissance à son nom anglais F*** I Missed. Le fimming consiste à tailler les pousses apicales de manière à en laisser environ 20 % sur la plante. Lorsque le pincement est réussi, la plante forme quatre nouveaux apex ou davantage, très rapprochés, au lieu de deux. Le résultat est constitué de plantes basses, avec des fleurs regroupées les unes près des autres et un rendement élevé.
Défoliation : suppression des feuilles
Les feuilles sont le siège de la photosynthèse et sont indispensables aux plantes. Pourtant, la plupart des cultivateurs effeuillent régulièrement leurs plantes. L’objectif est généralement d’améliorer la pénétration de la lumière et la circulation de l’air dans la culture, ce qui contribue à prévenir les moisissures et à augmenter les rendements. Il ne faut toutefois pas exagérer la défoliation : vous devez savoir quand et quelles feuilles supprimer.
Pendant la phase végétative : Un mythe répandu parmi les cultivateurs veut que la suppression des grandes feuilles aide les plantes à orienter leur énergie vers la formation de nouveaux apex. En réalité, cela ralentit la croissance. Pendant la phase de croissance, supprimez donc uniquement les feuilles qui ombragent les branches inférieures, poussent vers l’intérieur de la plante, touchent le substrat ou se trouvent à l’ombre. Retirez également les feuilles jaunissantes ou desséchées.
Pendant la floraison : Bien que les plantes aient également besoin de feuilles pendant la floraison, une défoliation modérée contribue à créer un meilleur microclimat et à prévenir les moisissures. En particulier lors d’une culture en intérieur, il est judicieux de débarrasser les plantes des feuilles situées dans les étages les plus bas, où la lumière n’atteint pas les végétaux. Supprimez également les grandes feuilles qui ombragent les fleurs en maturation. À l’approche de la récolte, retirez régulièrement les feuilles jaunissantes et desséchées.
Schwazzing : défoliation extrême
Les feuilles qui reçoivent suffisamment de lumière réalisent la photosynthèse et produisent du carbone, qui constitue une source de sucres pour les autres parties de la plante. À l’inverse, les feuilles ombragées stockent le carbone et réalisent très peu la photosynthèse. La suppression des feuilles ombragées aide donc les plantes à mieux utiliser le carbone disponible et entraîne des rendements plus élevés.
Le schwazzing est une méthode popularisée par J. Haupt dans le livre « Three A Light ». Elle consiste à pratiquer une défoliation extrême répétée pendant les trois premières semaines de floraison. Le résultat est constitué de plantes plus basses, avec de longues fleurs, y compris sur les branches inférieures.
Comment procéder : Le premier jour de la floraison, supprimez toutes les grandes feuilles (feuilles nourricières). Cela améliore non seulement la pénétration de la lumière dans la canopée, mais oblige également les plantes à se concentrer sur le développement de nouvelles feuilles plutôt que sur l’allongement des tiges. Elles restent ainsi plus compactes et s’étirent moins. N’oubliez pas qu’en supprimant les grandes feuilles, vos plantes perdent une réserve importante de nutriments. Au cours des dix jours suivants, augmentez la dose de nutriments d’environ 20 %, avec une proportion plus importante de phosphore et de potassium (formule de floraison).
Effectuez la deuxième défoliation le 20e jour de la phase de floraison et supprimez à nouveau uniquement les grandes feuilles. Veillez à ne pas endommager les fleurs en formation. Au cours de la troisième semaine de floraison, la plante a déjà terminé sa phase d’allongement des tiges et, grâce à la première taille, les fleurs devraient pousser rapprochées les unes des autres. Après la deuxième taille, les fleurs se développent à proximité les unes des autres et le résultat sera constitué de longues fleurs. L’un des avantages du schwazzing est notamment qu’il n’est pas nécessaire de tailler les branches inférieures contrairement à la méthode traditionnelle, car l’absence de feuilles leur permet également de recevoir suffisamment de lumière et d’obtenir de belles fleurs.
ScrOG : tressage dans un filet
Le Screen of Green (ScrOG) est une technique qui consiste à former les plantes sur un plan horizontal à l’aide d’un filet ou d’une grille. Elle présente d’innombrables avantages, notamment lors d’une culture en intérieur sous éclairage artificiel. En effet, si vous laissez vos plants pousser sans intervenir, ils se développent toujours davantage en hauteur qu’en largeur. La branche principale se retrouve alors trop proche de la lampe horticole, tandis que les apex des étages inférieurs reçoivent trop peu de lumière. L’objectif du tressage dans un filet est de créer une surface homogène d’apex recevant tous un maximum d’énergie lumineuse.
Comment procéder : Placez un filet de soutien à une hauteur de 20-30 cm au-dessus de la base de la plante. Commencez à tresser les apex lorsqu’ils dépassent de 5 centimètres les mailles du filet. Guidez progressivement les branches principales dans toutes les directions et, lorsque le filet est presque entièrement rempli, passez en floraison et poursuivez le tressage pendant les deux à trois semaines suivantes, jusqu’au début de la pleine floraison et jusqu’à ce que les plantes cessent de s’étirer.
LST : courbure des tiges
Le LST (Low Stress Training) est une méthode douce de mise en forme des plantes, qui consiste à courber et à attacher progressivement les branches. La courbure des tiges peut être utilisée de nombreuses façons, qu’il s’agisse d’écarter la canopée et d’exposer les branches inférieures à la lumière ou de former des bonsaïs esthétiques. Elle peut également servir à maîtriser les plantes trop développées au début de la floraison.
Comment procéder : À l’aide de fil souple pour attaches, de ficelles ou de pinces en plastique, commencez à courber la tige principale, puis les branches latérales, vers l’extérieur du centre de la plante. Vous exposez ainsi davantage de surface foliaire à la lumière et favorisez la croissance de nouvelles pousses. Effectuez le LST exclusivement pendant la phase végétative et au cours des premières semaines de floraison, tant que les tiges sont encore souples.
Supercropping : cassure des tiges
Le supercropping est une technique qui consiste à perturber volontairement la structure interne de la tige afin de la courber sans la briser. La plante réagit au stress en renforçant la zone endommagée et en stimulant davantage sa croissance dans d’autres parties. La cassure des tiges fait partie des techniques avancées et demande une main sûre.
Comment procéder : Choisissez une tige souple pendant la phase de croissance, puis pressez-la et massez-la délicatement entre vos doigts jusqu’à ce qu’elle commence légèrement à céder. Courbez ensuite la pousse dans la direction souhaitée. Si la branche ne reste pas dans sa nouvelle position, attachez-la ou soutenez-la. En quelques jours, la plante formera des renflements au niveau de la tige endommagée.
La mise en forme permet d’obtenir de meilleurs résultats sans devoir modifier la nutrition ou l’éclairage. Commencez par des techniques simples, comme le topping ou le LST, puis découvrez progressivement ce qui convient le mieux à vos plantes.
Vous vous intéressez aux nouveautés dans le domaine de la culture et aux conseils destinés aux cultivateurs débutants comme expérimentés ? Vous trouverez tout cela et bien plus encore sur le blog de culture Higarden.
Le sujet de la défoliation, ou plus précisément de la suppression des feuilles, fait depuis de longues années l’objet de discussions passionnées parmi les cultivateurs. Parmi les horticulteurs du monde entier, on trouve en effet aussi bien de fervents opposants que des partisans convaincus. Il n’existe donc pas de verdict universel permettant de déterminer s’il vaut mieux laisser les feuilles des plantes tranquilles ou s’il est intéressant de recourir à cette technique. Il n’en demeure pas moins que des cultivateurs professionnels l’utilisent régulièrement sur différentes espèces végétales et obtiennent des résultats remarquables : cette technique doit donc probablement avoir certains avantages. D’autant plus qu’aujourd’hui, même dans les conditions domestiques, de plus en plus de cultivateurs indoor expérimentés considèrent la défoliation comme une composante habituelle de leur routine de culture, qui contribue largement à leurs récoltes abondantes et régulières.

Nous connaissons d’ailleurs aussi le processus naturel de défoliation dans la nature. Il suffit de penser à la chute des feuilles. Voyons maintenant pourquoi la suppression ciblée des feuilles des plantes est utile, non seulement lors de la culture outdoor, mais également dans le cadre de la culture indoor de plantes sous un éclairage artificiel, généralement assuré par des LED lampes ou des lampes à décharge.
Amélioration de la circulation de l’air et réduction de l’humidité dans l’espace de culture
Dans les espaces de culture indoor et à l’intérieur des tentes de culture, la végétation est pratiquement toujours très dense, voire impénétrable, car chaque cultivateur cherche logiquement à exploiter au maximum l’espace équipé d’une source d’éclairage artificiel, afin d’y faire pousser le plus grand nombre possible de plantes saines. Le nombre de plantes n’est pas le seul facteur déterminant. Certains cultivateurs laissent les plantes grandir suffisamment avant de modifier la photopériode, afin de remplir au maximum toute la surface de l’espace de culture.
Cependant, loin de tous ces cultivateurs prennent conscience en pratique que plus la végétation est dense à l’intérieur de l’espace de culture, plus elle finit par empêcher la circulation de l’air frais entre les différentes plantes, ce qui est essentiel à leur développement sain et vigoureux.
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Un autre problème dû au fait que les plantes portant beaucoup de feuilles sont entassées les unes contre les autres dans l’espace de culture est l’augmentation de l’humidité. En soi, l’humidité ne représente pas encore un problème particulièrement important, mais combinée au manque d’apport d’air frais mentionné plus haut, elle entraîne une accumulation, autour des feuilles inférieures, de l’air expiré par les plantes. Cet air n’est alors plus suffisamment chargé en dioxyde de carbone (CO2). Un article consacré à l’importance du CO2 pour les plantes est également disponible ici : Culture des plantes et dioxyde de carbone. Comment et pourquoi l’utiliser ?
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Lorsque la végétation est dense dans l’espace de culture, la circulation insuffisante de l’air frais autour des différentes plantes, associée à une humidité élevée, crée un environnement idéal pour l’apparition de moisissures dangereuses, auxquelles cet air stagnant convient parfaitement. Là où les feuilles des plantes se touchent, l’humidité atteint également sa concentration la plus élevée ; les feuilles sont donc souvent humides et collées les unes aux autres au niveau des zones de contact. C’est précisément ce phénomène que vous souhaitez éviter.

Amélioration de l’accès des plantes à la lumière
Pour pouvoir se développer, les plantes doivent recevoir suffisamment de rayonnement lumineux sur leurs parties vertes, c’est-à-dire principalement sur la surface de leurs feuilles. Cette lumière doit en outre présenter une intensité adéquate, afin que la majorité des feuilles reçoive sa dose quotidienne de photons. Dans la nature, le système est conçu de telle sorte que le soleil n’est pas seulement une source de lumière à l’intensité de rayonnement extrêmement élevée : il se déplace également dans le ciel au cours de chaque journée, modifiant progressivement la direction et l’angle d’incidence de ses rayons sur les feuilles des plantes. En jardinage indoor, même notre source lumineuse la plus puissante reste constamment installée en un point fixe. La densité de la végétation mentionnée plus haut devient donc également une variable importante. Il arrive fréquemment que les étages inférieurs ne reçoivent plus suffisamment de lumière pour que les feuilles situées dans les parties plus sombres de l’espace de culture atteignent un niveau optimal de photosynthèse. C’est pourquoi, sans tenir compte pour le moment de l’effet même de la défoliation, on utilise dans les box de culture ou autres espaces de culture TLED des lampes pour éclairer les zones ombragées.
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Cela ne vous surprendra probablement pas : la plante ne se dit pas que ces feuilles insuffisamment éclairées des étages inférieurs pourraient cesser de recevoir de l’eau et des nutriments, puisque le cultivateur s’intéresse généralement surtout aux fleurs ou aux fruits. Ces feuilles deviennent donc une charge non négligeable pour la plante. Nous arrivons ici au cœur du sujet.
L’expérience de la défoliation, c’est-à-dire de la suppression des feuilles, est relativement claire. Il suffit de laisser davantage de lumière atteindre les fleurs en retirant les feuilles indésirables pour constater une amélioration visible de leur développement. D’un autre côté, on pouvons comparer les feuilles à des panneaux solaires servant de réservoir d’énergie utilisée par la plante, énergie notamment nécessaire à la formation et à la maturation des fleurs. Pour être utile et non nuisible, la défoliation doit donc être pratiquée avec discernement... Expliquons les quatre règles fondamentales que vous devez absolument respecter avant de vous lancer concrètement dans cette méthode de jardinage.
- Santé des plantes
Que ce soit grâce à votre expérience et à vos compétences de cultivateur ou grâce aux produits premium de notre assortiment, auxquels on faisons référence dans plusieurs autres articles de ce blog, vos plantes doivent être en parfait état. Dans le cas contraire, ne vous lancez surtout pas dans la suppression ciblée de leurs feuilles. Il n’y a pas à transiger sur ce point. Si vos plantes sont infestées par des ravageurs ou s’il est évident que leur croissance n’est pas encore optimale, la défoliation n’aura aucun effet bénéfique et risque plutôt de nuire à votre récolte. Dans le cadre de la culture indoor, la santé des plantes est bien sûr étroitement liée à des conditions de culture optimales. Avant de commencer la suppression des feuilles, assurez-vous donc d’abord que vos plantes disposent de suffisamment de lumière et d’un climat idéal (voir plus haut), et que vous êtes en mesure de leur fournir, dans le cadre d’un arrosage régulier, le dosage approprié de nutriments essentiels. Si tout est en ordre, vous pouvez commencer à expérimenter.
- La génétique
Les avis sur la défoliation divergent fortement au sein de la communauté internationale des cultivateurs, peut-être aussi parce que toutes les variétés ne sont pas adaptées à la suppression des feuilles. La génétique joue indéniablement un rôle. Lorsqu’il s’agit d’une variété produisant une végétation dense, avec un grand nombre de branches latérales et de feuilles, il est probable que la défoliation lui soit réellement bénéfique. Il existe toutefois aussi de nombreuses variétés de plantes à la structure plus ouverte, qui produisent naturellement un nombre réduit de feuilles. Dans ce cas, Il est recommandé de la prudence et le minimalisme. Cela signifie que, si la première règle est respectée, vous pouvez commencer par tester la défoliation à très petite échelle et observer la réaction de vos plantes en la comparant à celle de zones où les feuilles n’ont pas été retirées. Si l’effet est positif, vous pouvez poursuivre prudemment le processus de suppression ciblée des feuilles. Il existe également des exceptions, ce qui complique quelque peu la situation. La morphologie ne fait pas tout : certaines variétés peuvent finalement mieux réagir à la suppression des feuilles que d’autres, indépendamment de leur structure ou du nombre total de feuilles.
- Quand moins signifie plus...
Certains cultivateurs ne prennent pas vraiment de précautions et retirent presque toutes les grandes feuilles en une seule fois, ne laissant sur la plante que les petites feuilles proches des fleurs et celles qui sont directement fixées à la tige, dont le pétiole n’est pas encore complètement développé. Une telle intervention est envisageable soit pour un cultivateur qui sait exactement ce qu’il fait, qui connaît notamment la variété cultivée et sa réaction après plusieurs expériences, soit, à l’inverse, pour quelqu’un qui ne connaît absolument rien à la défoliation — mais il s’agit alors d’un véritable pari. Si vous décidez de tester la suppression des feuilles, Il est recommandé de donc de suivre la règle bien connue « Moins signifie parfois plus » et de commencer très prudemment. Retirez d’abord seulement quelques grandes feuilles matures. Attendez ensuite quelques jours et observez la réaction des plantes. Vous pourrez ainsi évaluer plus facilement la pertinence d’une nouvelle défoliation.
- Le bon moment
Gardez à l’esprit le moment où les possibilités de retour en arrière se referment, en quelque sorte. Pendant la phase végétative, les plantes continuent généralement à produire de nouvelles feuilles avant le passage de la photopériode à 12/12. À ce stade, les plantes consacrent toute leur énergie à la formation des tiges et des feuilles. Elles produisent encore de nouvelles feuilles pendant environ trois semaines après le changement de photopériode vers le régime dit de floraison, tout en poussant rapidement en hauteur. Dès qu’elles cessent de grandir en hauteur, elles ne produisent plus de nouvelles feuilles, à l’exception des petites feuilles délicates situées à proximité immédiate des fleurs.

Les autres conseils utiles concernant la suppression des feuilles peuvent être résumés dans les points suivants :
- Il est inutile de supprimer les feuilles des semis ou des jeunes plantes aux premiers stades de leur développement. D’une part, elles doivent consacrer le plus d’énergie possible à leur développement et, d’autre part, elles sont généralement suffisamment espacées les unes des autres. La lumière d’une intensité suffisante atteint donc tous les étages de la jeune plante, ce qui favorise la croissance des pousses latérales.
- Pour retirer les feuilles avec précision, en toute sécurité, mais aussi plus facilement et plus rapidement, vous aurez besoin de ciseaux de jardinage modernes et de qualité.
- Les cultivateurs se demandent souvent s’il faut retirer les feuilles avec leur pétiole ou laisser celui-ci en place. En laissant le pétiole, vous ne risquez rien, car il n’empêche pas la lumière de pénétrer et, après avoir apporté à la plante les nutriments qu’il contient, il sèche naturellement avant de tomber spontanément.
- Il n’est parfois pas nécessaire de retirer les feuilles entières : il suffit de couper une partie du limbe. Cette méthode de défoliation peut être avantageuse lorsque les feuilles ne sont pas nombreuses, mais qu’en raison de leur taille elles occupent beaucoup d’espace et empêchent la lumière de pénétrer.
Vous connaissez désormais les règles fondamentales de la suppression des feuilles. Nous pouvons donc nous intéresser aux méthodes concrètes recommandées pour défolier les plantes cultivées en environnement indoor.
- Pendant la phase de croissance (ou durant la photopériode de croissance pour la culture de plantes en environnement indoor), plusieurs possibilités s’offrent à vous pour utiliser la suppression des feuilles :
- Si vous souhaitez obtenir une hauteur uniforme de la végétation, retirer les feuilles de certaines branches peut vous aider, car leur croissance ralentira à la suite de la défoliation.
- Lorsque vous retirez les grandes feuilles qui ont tendance à faire de l’ombre, davantage de lumière atteint les pousses et les branches des étages inférieurs. Leur développement est ainsi favorisé et l’espace de culture disponible est utilisé plus efficacement.
- Revenons maintenant au phénomène décrit plus haut. Vous devez absolument retirer les feuilles qui se touchent et sur la surface desquelles l’humidité se condense au point de contact, créant des conditions favorables aux moisissures ou à l’oïdium. Si vous remarquez à ce stade de vieilles feuilles dans la partie inférieure de la tige, qui ne reçoivent plus assez de lumière depuis longtemps, retirez-les également.
- Dès que vous modifiez la photopériode des plantes afin d’initier la floraison, celles-ci entament pendant environ 3 semaines une croissance intensive en hauteur, accompagnée de la formation des fleurs. Le terme anglais établi pour cette phase est « stretch ». Vous avez peut-être également rencontré des plantes qui fleurissent indépendamment de la photopériode. Ces variétés sont dites autofleurissantes (autoflowering). Elles nécessitent généralement aussi une nutrition spéciale, telle que le BioNova Autoflower Supermix. Pour les variétés autofleurissantes, il faut simplement déterminer les différentes phases du cycle à l’œil, en fonction de leur apparence et de la présence visible de fleurs. Dans tous les cas, gardez à l’esprit que l’objectif de la défoliation pendant la floraison est de permettre à la lumière d’atteindre le plus possible les fleurs, tout en essayant de laisser à la plante un nombre suffisant de feuilles. Oui, il s’agit d’un véritable exercice d’équilibre, mais plus vous gagnerez de l’expérience dans la suppression des feuilles, plus il vous sera facile d’atteindre l’équilibre recherché.
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Quand et comment supprimer les feuilles ? La stratégie est entre vos mains
- Avant le changement de photopériode
La défoliation radicale des plantes juste avant le changement de photopériode est pratiquée par un nombre croissant de cultivateurs. Après le changement de photopériode commence la phase dite de stretch (voir plus haut), ce qui double l’effet final de la défoliation. Cette méthode devrait dans une certaine mesure vous permettre de limiter l’allongement des branches, mais son principal intérêt réside dans la quantité accrue de lumière qui atteint les entre-nœuds situés plus bas. Un apport suffisant de lumière intense à ces endroits favorisera ensuite considérablement le développement des fleurs, qui se développeraient moins bien à l’ombre des feuilles.
- Défoliation progressive
Présentons maintenant une approche nettement plus prudente de la suppression des feuilles. Elle consiste à retirer progressivement les feuilles pendant le cycle de culture, jusqu’à la phase finale de la floraison. Vous pouvez définir certains intervalles pour retirer régulièrement les feuilles, par exemple tous les deux jours. Cependant, c’est un peu comme pour l’arrosage : mieux vaut intervenir plus souvent, mais en petites quantités. Retirez donc toujours seulement quelques feuilles sélectionnées, celles qui font le plus d’ombre aux fleurs à ce moment-là. Vous pouvez également retirer les feuilles qui se touchent. Cette approche prudente permet d’éviter les chocs inattendus que les plantes peuvent subir après la suppression ponctuelle d’un grand nombre de feuilles. Elle vous donne aussi la possibilité de tester la réaction de la variété à la suppression des feuilles, sans risquer de causer plus de dommages que de bénéfices.
- Test comparatif
Pour révéler le potentiel réel, ou les bénéfices éventuels de la défoliation sur le développement de la variété que vous cultivez actuellement dans un environnement contrôlé, vous pouvez réaliser un test comparatif classique. C’est à vous de décider quelles surfaces de végétation vous souhaitez comparer. Supposons que vous divisiez la surface en deux parties égales. Vous soumettez alors une moitié de la surface de culture à la suppression des feuilles et laissez l’autre moitié pousser librement. La méthode comparative fonctionne également pour comparer différentes approches de la défoliation. Nous revenons donc une fois encore à l’importance d’observer attentivement les plantes : les différences entre les deux moitiés, ou entre les autres proportions de surface que vous aurez choisies, vous aideront à déterminer clairement quelle méthode adopter pour obtenir une récolte abondante. N’oubliez pas que la condition fondamentale de cette comparaison est que toutes les plantes comparées appartiennent à la même variété et disposent des mêmes conditions de développement dans l’espace de culture.
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Les plantes sont comme les êtres humains. Leur santé dépend de leurs conditions de vie et d’une alimentation adaptée, tandis qu’un stress intense leur est tout aussi néfaste : c’est l’« ennemi des rendements ». Quel type de stress ? Dans cet article, on allons nous intéresser précisément aux facteurs de stress auxquels vos plantes ne devraient absolument pas être exposées si vous souhaitez obtenir une belle récolte. Découvrez comment prévenir ces influences négatives.
Comme les êtres humains, chaque plante possède certaines prédispositions génétiques et des défenses naturelles innées. La culture moderne, à l’image de la médecine, dispose de moyens efficaces pour renforcer les mécanismes de défense naturels des plantes, ainsi que d’appareils pratiques pour maintenir des conditions optimales favorisant leur croissance et leur vitalité.
Lorsqu’une plante est exposée de manière répétée ou prolongée à un stress excessif, une réaction de stress se déclenche. Les récepteurs de la plante, par exemple les photorécepteurs qui réagissent à l’intensité du rayonnement lumineux, déclenchent d’abord une sorte d’alarme interne qui active tous les mécanismes de défense disponibles, permettant ainsi à la plante de survivre. Cette période de résistance est rarement traversée sans dommages importants ; la plante est généralement endommagée, voire complètement détruite par épuisement, comme la fleur représentée sur l’image. 
Contrairement aux êtres humains, les plantes sont immobiles. Elles ne peuvent donc pas fuir les facteurs de stress au coin de la rue ni se réfugier dans un espace bien-être. Il revient ainsi à chaque cultivateur d’équilibrer les conditions adéquates afin que les plantes dont il s’occupe restent sereines et pleines de vitalité. Nous allons passer en revue ci-dessous les facteurs de stress abiotiques les plus fréquents. Du point de vue du cultivateur, ce terme peut désigner une inondation, un manque de nutriments, une intensité lumineuse trop élevée, de basses températures, etc. Comme le dit l’adage, l’excès nuit en tout. Cela vaut également dans le règne végétal. Le stress peut donc être causé aussi bien par un manque que par un excès. Il est également fréquent que plusieurs facteurs se combinent. Par exemple, le flétrissement, principalement dû à un manque d’eau, peut aussi être une réaction à une exposition lumineuse excessive. La capacité des plantes à tolérer le stress dépend principalement de son intensité et de sa durée. Le stress thermique peut détruire une récolte en très peu de temps. Le manque d’eau, en quelques jours seulement...
Facteurs de stress physiques
- températures extrêmement élevées ou basses
- sécheresse (déficit hydrique), tout comme un arrosage excessif ou une inondation
- dommages mécaniques
Parmi les facteurs de stress abiotiques les plus fréquents chez les plantes figure un climat inadapté. Si vous cultivez en extérieur (outdoor), il est nécessaire chaque année d’accorder une attention accrue aux plantes, notamment pendant les étés chauds. Chaque espèce possède son optimum de température, auquel il est particulièrement facile de répondre en cultivant à l’intérieur (indoor).
Le microclimat à l’intérieur d’unebox de culture ou d’une salle de culture peut être facilement régulé grâce aux ventilateurs et aux brasseurs d’air, ou encore au chauffage. Les variations de température extérieure nécessitent toutefois souvent de modifier également les réglages des éléments intérieurs. En période de forte chaleur estivale, vos plantes apprécieront l’utilisation d’un éclairage CMH ou LED, en raison de la plus faible quantité de chaleur émise dans l’espace de culture.
Tout aussi destructeur que la chaleur, le froid peut également être néfaste aux plantes, tout comme le gel lors d’une culture en extérieur (ou dans une grande serre extérieure). Sous l’effet des basses températures, des modifications des structures cellulaires se produisent à l’intérieur des plantes, la croissance est ralentie et les feuilles perdent leur couleur. Lors des gelées et des gelées légères, les tissus sont endommagés. Les tomates et les haricots, par exemple, sont très sensibles au froid.
Protégez toujours les racines des températures limites, au même titre que les parties aériennes des plantes.
En hydroponie, protégez les réservoirs contenant la solution nutritive de la lumière directe et maintenez une température de 18-26 °C. Un système de refroidissement pour réservoirs peut vous y aider.
Maintenir une température et une humidité de l’air optimales à l’aide d’humidificateurs et d’appareils de mesure numériques est relativement simple, mais de nombreux débutants commettent une erreur en positionnant la sonde de leur thermo-hygromètre combiné, qui devrait faire partie de l’équipement de base de tout cultivateur. Il est recommandé de placer la sonde dans le tiers supérieur de la hauteur de la plante, c’est-à-dire juste sous son sommet. Les brasseurs d’air sont des auxiliaires idéaux pour assurer une circulation continue de l’air autour des plantes. L’humidité plus élevée nécessaire aux jeunes plants est parfaitement maintenue lors du pré-cultivage dans de petites serres et des propagateurs.
La sécheresse est liée à une faible humidité de l’air et elle est généralement mieux supportée par les plantes dont le cycle de vie est plus court. En revanche, un substrat sec est clairement néfaste, car il ne favorise pas le développement de nouvelles racines. La nature a doté les feuilles des plantes de stomates microscopiques qui s’ouvrent et se ferment en fonction de l’humidité de l’air. Dès qu’une plante ressent la sécheresse, elle ferme ses stomates afin d’éviter les pertes d’eau. Pour le cultivateur, le problème est que des stomates fermés sont loin d’être compatibles avec une photosynthèse efficace. Veillez donc à éviter la déshydratation pendant tout le cycle de culture. La meilleure prévention consiste à irriguer régulièrement.
Les pots perforés innovants de la marque Hercules ainsi que les autres pots en textile permettent également de prévenir efficacement les facteurs abiotiques mentionnés. Ils contribuent à un arrosage adéquat et maintiennent une aération optimale du système racinaire.
Intervalles recommandés de température et d’humidité pour la culture indoor
Pour la phase de croissance, la température idéale est de 21-28 °C sous éclairage, de 18-23 °C la nuit, avec une humidité comprise entre 50 et 70 pour cent. Pour la phase de floraison et de formation des fruits, une humidité de l’air plus faible, de 35-50 %, est recommandée, avec des températures diurnes de 21-26 °C et nocturnes comprises entre 18-23 °C. Les jeunes plants apprécient une humidité de l’air plus élevée, jusqu’à 80 %.

Facteurs de stress chimiques
- Sous-alimentation des plantes et du substrat
Une alimentation adaptée, ou plutôt riche, des plantes est la base d’une récolte saine et abondante. Les possibilités offertes au cultivateur actuel sont si variées qu’avec des soins appropriés, ce facteur de stress peut être pratiquement éliminé grâce à la vaste gamme d’engrais et d’additifs pour les phases de croissance et de floraison. Il suffit de choisir une alimentation adaptée afin que les plantes et leurs racines ne manquent de rien. Un déficit en oxygène peut également survenir : n’oubliez donc pas d’assurer une aération suffisante du substrat, rendue possible notamment par la perlite.
Dans le cas de la terre, un autre problème lié aux processus chimiques agissant sur la plante est l’excès de sels. La salinisation de la terre, qu’elle soit naturelle ou artificielle, réduit l’absorption de l’eau.
Il est également important de veiller à ce que la plante ne soit pas exposée à une forte concentration d’ions toxiques et de métaux lourds, tels que le mercure, l’aluminium ou le cadmium. L’eau polluée peut également contenir des toxines : la qualité de l’eau dans laquelle vous cultivez et de celle que vous utilisez pour arroser est donc déterminante. (Ce sujet est si important que nous lui consacrerons prochainement un article distinct.) La présence de toxines perturbe l’absorption des nutriments contenus dans l’eau ou la terre et déséquilibre la balance minérale. Les métaux lourds menacent non seulement directement la vie de la plante, mais peuvent également rendre la récolte finale totalement impropre !
- Air pollué
Tout comme les toxines peuvent agir depuis le sol, les plantes et les cultures agricoles absorbent de nombreux polluants présents dans l’air (principalement lors d’une culture en extérieur), ce qui leur est évidemment néfaste. Il s’agit notamment des radicaux oxygénés, comme l’ozone, dont l’excès à proximité des parties vertes des plantes accélère considérablement les processus de vieillissement. Outre l’ozone, les cultivateurs sont confrontés aux effets du dioxyde de soufre, de l’ammoniac et des oxydes d’azote.
- Excès de lumière
Une quantité excessive de lumière contribue également à la formation de radicaux oxygénés, ce qui entraîne la destruction de la chlorophylle. En d’autres termes, dans une tente de culture ou une serre, il suffit de ne pas exagérer. En extérieur, il convient de faire appel à son instinct de jardinier, de tenir compte des informations relatives aux plantes cultivées et de leur fournir une exposition adaptée.

Nous espérons que le temps consacré à cette lecture vous aidera à éviter, en pratique, les erreurs fréquentes qui nuisent autant aux plantes qu’à votre portefeuille. Nous vous souhaitons beaucoup de réussite dans l’entretien de vos plantes ! Si vous souhaitez nous poser une question, nous sommes à votre disposition chaque jour : appelez-nous ou écrivez-nous à info@higarden.eu, afin que cultiver avec nous reste un vrai plaisir.
- Perlite
- Éclairage LED
- Éclairage CMH
- Thermo-hygromètres
- Mètres EC / pH
Vous souhaitez faire pousser cette année des plantes robustes et saines dans votre jardin et obtenir une récolte abondante ? Vous devez commencer dès la phase de croissance, c’est-à-dire la période pendant laquelle les plantes développent leurs racines, leurs feuilles et leurs tiges, qui constitueront plus tard la base de votre récolte. Dans ce guide, vous découvrirez comment favoriser la croissance végétative lors de la culture en extérieur.
Au cours de leur vie, les plantes traversent deux périodes spécifiques : la phase végétative (de croissance), durant laquelle elles grandissent et forment des feuilles, des racines et des tiges, et la phase générative (de floraison), durant laquelle elles fleurissent et produisent des graines. La durée des phases végétative et générative varie selon les espèces végétales : certaines espèces ont une longue phase végétative et une floraison courte (par exemple les arbres), d’autres passent rapidement à la phase générative (par exemple les plantes annuelles), tandis que chez certaines plantes (par exemple les plantes vivaces), ces phases se répètent cycliquement sur plusieurs années.
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Pourquoi des tiges et des racines saines sont-elles importantes ?
Pendant la phase de croissance, il est très important que les plantes développent suffisamment de racines, de feuilles et de tiges, car durant la floraison, elles consacreront la majeure partie de leur énergie à la formation des fleurs, des fruits et des graines. En termes simples, sans tiges robustes et feuilles et racines saines, vous n’obtiendrez pas de récolte abondante. Les tiges soutiennent les feuilles, les fleurs et les fruits et contiennent un système vasculaire qui transporte l’eau et les nutriments dans toute la plante. Le système racinaire remplit également plusieurs fonctions à la fois. Les racines puisent les nutriments et l’eau dans le substrat et servent de réserve aux plantes pendant les périodes de sécheresse. De plus, des racines suffisamment profondes et ramifiées garantissent que les plantes résisteront même aux vents forts, ce qui est important en culture extérieure.
Un apport suffisant d’azote
Comme chez les êtres humains, une alimentation équilibrée représente la moitié de la santé des plantes. Au cours de leur vie, les plantes ont besoin de 17 éléments nutritifs différents. Certaines les puisent dans l’air et l’eau (carbone, oxygène, hydrogène), mais la plupart sont absorbés dans le sol par les racines. Si l’un de ces éléments nutritifs importants vient à manquer, cela affecte fortement la santé des plantes. Un sol fertile et des engrais adaptés constituent donc la première étape pour que vos plantes restent en pleine forme pendant la phase végétative et développent rapidement des tiges robustes ainsi que de nombreuses racines.
Les trois nutriments les plus importants présents dans le sol sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K), que les plantes consomment en plus grandes quantités. Pendant la phase de croissance, l’azote joue avant tout un rôle essentiel : il constitue la base de la formation des protéines, qui sont les « briques » de toutes les cellules et de tous les tissus végétaux. Sans protéines, les plantes ne pourraient pas produire de nouvelles feuilles, tiges ni racines. L’azote entre également dans la composition de la chlorophylle, le pigment vert qui permet la photosynthèse, c’est-à-dire la transformation de la lumière en énergie. Enfin, l’azote fait aussi partie de l’ARN, de l’ADN et des enzymes. L’azote arrive dans le sol par plusieurs voies :
Fixation biologique de l’azote : Certaines bactéries (par exemple du genre Rhizobium ou Azotobacter) transforment l’azote atmosphérique (N₂) en ammoniac (NH₃). Ces bactéries vivent à la fois dans le sol et sur les racines des plantes légumineuses (pois, haricots, trèfle). La plantation de ces végétaux dans les plates-bandes (engrais vert) constitue une excellente manière naturelle d’augmenter la quantité d’azote dans le sol.
Matière organique : L’azote arrive également dans le sol sous forme de matière organique en décomposition, que les micro-organismes du sol transforment en nitrates (NO₃⁻). La manière la plus efficace d’apporter de la matière organique au sol consiste à utiliser du compost, de l’humus et du paillage.
Engrais de croissance : Il existe une multitude de types d’engrais, allant des produits entièrement organiques aux engrais purement minéraux, à action progressive ou rapide, sous forme solide ou liquide. Le choix du produit adapté dépend principalement de votre méthode de culture. Alors que les engrais liquides à action rapide conviennent à la culture en pots, les variantes organiques à libération lente sont plutôt adaptées à la pleine terre. Quel que soit le type choisi, un engrais de croissance doit toujours contenir une forte proportion d’azote (N).
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Les éléments nutritifs secondaires
Le calcium (Ca) et le silicium (Si) sont deux éléments nutritifs auxquels la plupart des cultivateurs en extérieur n’accordent pas beaucoup d’attention, car ils sont généralement présents en quantité suffisante dans le sol. Pourtant, une carence en silicium ou en calcium pendant la phase de croissance peut avoir un impact important sur les plantes, car ces deux éléments influencent directement la solidité des parois cellulaires. Lorsqu’une plante reçoit suffisamment de silicium et de calcium, ses feuilles et ses tiges sont plus robustes et elle résiste mieux au vent, à la sécheresse et aux agents pathogènes.
Calcium : Cet élément est essentiel au développement de nouvelles cellules et régule également le transport de l’eau et des nutriments entre les cellules. Une carence en calcium se manifeste chez les plantes par des jeunes feuilles déformées ou dépérissantes et par une croissance ralentie. La chaux dolomitique constitue une bonne source de calcium pour la culture en extérieur et contribue également à réduire l’acidité du sol. Les engrais liquides contenant du calcium et de l’azote (CalMag) constituent une source rapide de calcium pour les plantes pendant la phase de croissance. Le calcium est également présent dans la matière organique en décomposition, par exemple dans le compost ou lors du paillage.
Silicium : Lors de la culture en extérieur en pleine terre, le silicium est largement disponible pour les plantes, mais si vous cultivez par exemple dans de la fibre de coco ou des substrats inertes, vos plantes peuvent en manquer. Le silicium renforce les parois cellulaires, ce qui permet aux plantes de mieux résister aux températures élevées, à l’air sec et à la sécheresse. Si vous souhaitez apporter rapidement du silicium à vos plantes et les protéger contre les fortes chaleurs, essayez le silicium sous forme d’application foliaire, par exemple Terra Aquatica Silicate.
Arrosage et humidité du sol
La phase végétative est une période de croissance rapide et intense, durant laquelle les plantes ont besoin d’un apport régulier en eau. La sécheresse peut considérablement ralentir les jeunes plantes, en particulier lorsque leurs racines sont encore en développement. À l’inverse, un substrat trop humide peut entraîner le pourrissement des racines et l’apparition de moisissures. Par conséquent, il est recommandé de respecter les règles suivantes lors de l’arrosage des plantes en extérieur :
- Arrosez plutôt plus souvent et en plus petites quantités qu’en une seule fois avec un grand volume d’eau.
- Contrôlez régulièrement l’humidité du sol : il doit être humide au toucher, mais pas détrempé.
- Arrosez le matin ou le soir.
- Pendant les périodes de pluies intenses, veillez à assurer un drainage suffisant du sol.
Pour découvrir d’autres conseils et guides utiles pour les cultivateurs en extérieur comme en intérieur, consultez le blog Higarden !
Apprenez les techniques de pincement des plantes et pincez comme un jardinier expérimenté. Ces lignes vous apporteront la théorie nécessaire. Vous pourrez ensuite vous rendre avec enthousiasme au jardin et appliquer directement cette théorie dans votre pratique horticole.

Les plantes et les fleurs sont pincées pour deux raisons principales. En pratiquant correctement le pincement, vous obtiendrez d’une part une récolte plus esthétique, car vous donnerez aux plantes la forme souhaitée, mais vous favoriserez également leur développement sain.
De nombreux cultivateurs, et pas seulement les débutants, hésitent à pincer leurs plantes. Le terme lui-même leur donne l’impression que la technique est complexe et qu’elle n’est finalement pas indispensable pour obtenir une récolte. Pourtant, il s’agit d’une méthode très simple qui vous aidera à obtenir une récolte bien meilleure.
Influencez la croissance des plantes en contrôlant leur hauteur, leur direction et leur forme finale. Tout est entre vos mains. Munissez-vous de bonnes cisailles, voire d’autres accessoires comme des gants, afin que le contrôle de la croissance des plantes reste un plaisir.
Pincer une plante consiste à couper ou à tailler les pousses de ses branches, ce qui favorise, voire maximise, la ramification — un phénomène particulièrement souhaitable chez les plantes.
À chaque pousse pincée, vous augmentez le nombre de branches, tout en réduisant la hauteur de la plante. Vous vous demandez pourquoi le nombre de branches augmente finalement ? Si vous effectuez la coupe ou la taille au bon endroit, deux nouvelles pousses apparaissent à la place d’une seule. Lorsque vous pincez délicatement ces deux pousses, le principe se répète et une branche en devient quatre ! Jugez par vous-même : n’est-ce pas un peu magique ? En tant que jardinier, vous disposez tout simplement de ce pouvoir. Vous découvrirez que la culture offre à chacun la possibilité de créer et qu’elle ne se résume pas à semer, arroser et récolter. Si vous n’avez encore aucune expérience du pincement, mais que cette idée vous intéresse, voire vous enthousiasme, expliquons comment procéder correctement.

Tout dépend principalement du type de plante que vous pincez. Pour les petites plantes, rien de compliqué : utilisez de petites cisailles de jardin bien affûtées ainsi qu’une pincée d’habileté manuelle. Pour les grandes plantes, vous aurez besoin d’un scalpel stérile. Le pincement est, avec un peu d’exagération, une véritable intervention chirurgicale : vous devez être aussi précis que possible. L’emplacement et l’exécution de la coupe sont essentiels : détachez toujours les pousses des branches juste au-dessus du point de jonction de deux branches opposées. Ne retirez que la partie de l’extrémité. En plus de contrôler la croissance de la plante existante, vous pouvez également faire pousser une toute nouvelle plante à partir de la cime. Il vous suffit de plonger l’extrémité pincée dans l’eau, où elle s’enracinera facilement et efficacement avec l’aide d’un activateur de racines adapté. Vous en apprendrez davantage sur le soutien à l’enracinement dans un article séparé. Si vous savez à l’avance que vous coupez ou taillez l’extrémité dans le but de faire pousser une nouvelle plante, réalisez une coupe en biais.
Si vous débutez, inutile de vous lancer immédiatement dans toute la récolte par essais et erreurs. Testez le pincement uniquement sur les extrémités d’une seule plante et observez son évolution après votre délicate intervention « chirurgicale », en la comparant à celle des autres beautés.

Enfin, il est également important de mentionner le bon moment. Quand faut-il donc pincer les plantes ? Cela dépend du nombre de fois où vous prévoyez d’effectuer cette opération au cours du cycle de culture. Si vous ne le faites qu’une seule fois, attendez le moment juste avant la floraison. Si vous le faites plusieurs fois, commencez le pincement un peu plus tôt, pendant la phase végétative.
Le pincement des plantes vous semblait-il jusqu’à présent compliqué et rassembliez-vous votre courage ? N’hésitez plus, c’est un plaisir ! Si, après la lecture de cet article, certaines questions restent sans réponse, nous on ferons un plaisir d’y remédier à l’adresse bien connue info@higarden.eu. Nous attendons vos questions avec intérêt !
Une fois que vous vous serez procuré le matériel de base, il vous faudra attendre le bon moment. N’oubliez pas que la plante traverse différentes phases de développement et qu’au cours de chacune d’elles, ses exigences en matière de soins et de nutrition varient.
- Phase de germination : Vous plantez les graines et les faites germer dans des boîtes de germination ou des mini-serres. Cette phase devrait se dérouler entre la fin février et la mi-mai. Une fois les plantes germées, vous les transplantez dans des pots plus petits. La germination peut être sautée si vous décidez de créer votre culture à partir de plantes déjà germées ou de boutures.
- Phase de croissance : Au cours de cette phase, la plante développe la majeure partie de la masse végétale aérienne qu’elle formera durant son cycle annuel. En extérieur, la phase de croissance dure généralement plus longtemps. Dès le début du mois d’avril, vous pouvez déplacer les plantes à l’extérieur, car la durée d’ensoleillement est alors suffisante pour les plantes et leur développement. Au début du mois d’avril, il existe toujours un risque important que les températures nocturnes descendent sous le point de congélation, ce qui peut poser un problème non négligeable pour certaines espèces végétales. Ce risque diminue généralement à la mi-avril, lorsque le déplacement des plantes à l’extérieur devient plus sûr. Le moment auquel les plantes peuvent être sorties dépend principalement de la période de floraison de l’espèce cultivée. Les plantes à floraison courte peuvent rester un peu plus longtemps à l’intérieur, tandis que les plantes dont la période de floraison est plus longue devraient désormais être plantées à l’extérieur.
- Phase de floraison : Selon l’espèce de plante et la durée de floraison de la variété choisie, votre plante commencera à fleurir entre juillet et août. Au cours de cette phase, la plante forme des fleurs, puis des fruits, que vous récolterez entre la fin août et le début octobre, là encore en fonction de la période de floraison de la plante cultivée et de la variété.
Vous disposez d’un espace de culture limité et souhaitez obtenir la récolte la plus abondante possible ? Cela fait déjà quelque temps que les cultivateurs néerlandais ont mis au point cette technique de culture simple et efficace, aujourd’hui largement répandue, qui rend la culture indoor des herbes aromatiques en growbox plus facile et plus performante. Découvrons-la ensemble !

En quoi consiste le principe de base de la méthode de culture SOG ? Tout simplement à réduire la phase végétative de la plante au strict minimum et à accélérer le début de la phase de floraison afin d’exploiter au maximum l’espace disponible dans n’importe quelle installation de culture indoor.
Commençons par présenter trois raisons pour lesquelles il est intéressant d’adopter la méthode de culture SOG :
- Un rendement régulier et globalement plus élevé.
- Une faible exigence en hauteur, ce qui permet de cultiver davantage de plantes dans un espace limité !
- Une récolte plus précoce, car les plantes restent généralement à peine deux semaines en phase végétative, et souvent même moins longtemps. Une culture de courte durée réduit en outre le risque d’apparition de maladies ou de nuisibles.
Voici maintenant comment procéder :
- Avec cette méthode, on plante plutôt que des graines des clones ou des boutures. (Comment reconnaître un clone de qualité ? Lisez ICI.) Pour obtenir une mer de verdure, choisissez des variétés dont la durée de floraison est la plus courte possible et dont la hauteur prévue est faible.
- Plantez vos plantes préférées de manière à ce que chacune dispose idéalement d’un espace d’au moins 30 x 30 cm. Pour des raisons pratiques et esthétiques, il est préférable d’utiliser de petits pots carrés.
- À l’aide de lampes LED ou de la lumière d’une lampe à décharge, éclairez les plantes 18 heures par jour jusqu’à ce qu’elles atteignent une hauteur comprise entre 25 et 30 cm.
- Modifiez ensuite le cycle lumineux afin de déclencher rapidement la floraison, c’est-à-dire 12/12. Si, en fonction de la variété concernée, vous ne souhaitez pas vous limiter à la hauteur recommandée pour les plantes (voir ci-dessus) au moment de cette intervention, vous pouvez également vous baser sur l’âge des plantes. À ce stade, vos plantes ne devraient pas avoir plus de trois semaines de croissance, mais le plus souvent seulement deux.
- Grâce aux étapes précédentes, une voûte caractéristique de fleurs se forme pendant la phase de floraison. Cela permet également d’exploiter au maximum l’éclairage artificiel.
- Utilisez des ciseaux propres et de qualité pour tailler toutes les petites branches situées sous la voûte de fleurs.

Conseil : grâce à une structure suspendue, cette méthode permet également de cultiver les plantes les unes au-dessus des autres, afin d’exploiter encore davantage l’espace du growbox ou de l’installation de culture. Cela demande certes un peu d’habileté manuelle, mais le résultat en vaut la peine !
- Gardez à l’esprit que, pour cette méthode de culture indoor, une source de lumière de qualité revêt une importance encore plus grande que jamais, car elle réalise la majeure partie du travail. Pour des récoltes répétées, il est certainement intéressant d’investir par exemple dans des éclairages LED de culture de la marque Lumatek.
- Une ventilation de qualité se chargera du reste en évacuant l’excès d’humidité et de chaleur de l’espace de culture.
Si vous prévoyez de récolter des fleurs ou des cultures à plusieurs reprises grâce à cette méthode, il est recommandé d’opter directement pour un équipement véritablement qualitatif, en tenant compte du rapport qualité-prix. Vous trouverez quelques conseils ci-dessous et une aide au choix est à votre disposition. N’hésitez pas à nous contacter à l’adresse habituelle info@higarden.eu.
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Aujourd’hui, nous vous proposons une petite fenêtre botanique qui vous sera utile dans votre pratique de la culture. Le stade de développement auquel se trouve actuellement la plante est en effet important, entre autres, pour assurer un dosage correct des engrais.

Le développement d’une plante peut être divisé en quatre phases présentées ci-dessous. Pour vous, en tant que cultivateur, les deux phases intermédiaires jouent un rôle essentiel lors de la fertilisation, à savoir la phase végétative, ou phase de croissance, et la phase de formation des fleurs ou des fruits.
- Embryonnaire : la division cellulaire commence et les tissus végétaux se forment, constituant la base du futur organisme de la plante.
- Végétative (croissance) : elle commence avec la germination de la graine et se termine avec l’apparition des premières fleurs, après que les tiges et les feuilles de la plante ont atteint leur taille maximale. Selon l’espèce végétale, elle dure généralement 3–16 semaines. Dans la nature, la fin de la phase de croissance se produit automatiquement (l’été laisse place à l’automne et le soleil brille moins longtemps). Toutefois, si vous cultivez des plantes en intérieur, dans une tente de culture, la fin de la phase de croissance dépend de vous et survient en fonction de la réduction de la durée d’éclairage. Vous devez pratiquement inciter la plante à terminer sa croissance par cette action et lui fournir 12 heures de lumière et 12 heures d’obscurité chaque jour. Les plantes à floraison automatique, également appelées autoflowering, constituent une exception notable : elles commencent automatiquement à fleurir en fonction de leur âge. Dans le cadre de la croissance végétale, on distinguons trois phases plus courtes : la phase embryonnaire, la phase d’élongation et la phase de différenciation. Il suffit toutefois de savoir que les cellules se divisent progressivement et augmentent leur volume dans les plantes, car ces processus peuvent être efficacement favorisés par des produits adaptés, grâce auxquels vous obtiendrez non seulement une croissance explosive des plantes, mais assurerez également aux jeunes plantes une plus grande vitalité et une meilleure immunité. Les processus physiologiques de la plante liés à sa croissance nécessitent avant tout un apport suffisant en azote. Vous pouvez l’ajouter à la nutrition de base pour la croissance. Après la germination des graines et leur émergence à la surface du substrat, elles deviennent des plantules qui sont rapidement repiquées, par exemple d’une mini-serre dans de plus grands pots, afin de leur permettre de développer pleinement leur système racinaire, par lequel elles absorbent les nutriments nécessaires à leur développement jusqu’à la fin du cycle de culture. C’est pourquoi Il est recommandé de vivement d’ajouter également un stimulateur racinaire de qualité à l’eau d’arrosage pendant cette période.

- Maturation (floraison) : durant cette phase, les organes reproducteurs de la plante se forment, ce qui permet sa multiplication végétative et sexuée ainsi que la formation de fleurs ou de fruits. À ce stade, les plantes consomment le plus de phosphore et de potassium, et les engrais de floraison, tout comme les boosters de floraison ou autres compléments, par exemple à base d’enzymes, sont conçus pour répondre à ces besoins et favoriser les réactions biochimiques dans les plantes durant cette période. Une floraison abondante et de gros fruits juteux sont bien entendu l’objectif vers lequel cette phase doit conduire pour tout cultivateur. Et quand la plante est-elle adulte ? Dès que ses organes sont pleinement développés.
- Vieillissement : à ce stade, il n’est plus nécessaire d’y accorder de l’attention, puisque vous avez déjà récolté. Nous avons toutefois au moins l’occasion de clarifier des notions telles que les plantes annuelles, bisannuelles ou vivaces. En effet, les organes des plantes vieillissent naturellement au cours de cette phase, jusqu’à dépérir. Ces notions désignent précisément la durée de vie de la plante, depuis la première division cellulaire au stade embryonnaire jusqu’à ce moment.
Il est recommandé de les produits suivants :
- Kits d’engrais BioNova - une nutrition complète pour tout le cycle de culture, proposée par la célèbre marque néerlandaise.
- BioNova Veganics - tout le nécessaire pour la phase de croissance et la phase de floraison, si vous souhaitez que votre récolte soit 100 % BIO.
- HERCULES - les pots en plastique modernes vous facilitent le parcours, de la graine jusqu’à de belles fleurs et de beaux fruits.
- Kits LED – un ensemble complet pour tente de culture, parfaitement configuré et doté de tout le nécessaire pour plus d’un cycle de culture et une récolte fantastique.
Vous savez désormais comment se déroule le cycle de vie d’une plante et, si vous aviez besoin de clarifier ce dont elle a besoin pour son développement et à quel moment, cet article devrait également vous être utile sur ce point. Si vous avez la moindre question, on serons heureux de vous conseiller à l’adresse bien connue info@higarden.eu.
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Tenez-vous un journal ? Une question qui surprendra probablement la plupart des cultivateurs. En réalité, cette méthode quelque peu démodée de prise de notes permet au cultivateur d’avoir une vue d’ensemble parfaite des processus qui influencent le résultat de la culture. De plus, tenir un journal est une façon économique et simple de progresser dans la culture en intérieur.
Vous vous demandez à quoi sert un journal de culture ? Notre mémoire peut souvent nous jouer des tours et, après la récolte, il est souvent difficile de se rappeler où on avons commis une erreur au cours de la culture. Si, pendant tout le cycle, vous notez ce que vous avez fait et à quel moment, vous pourrez facilement déterminer à la fin ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. Surfertilisation, arrosage incorrect ou rempotage tardif ? Si vous en avez une trace, vous éviterez ces erreurs la prochaine fois. De plus, en suivant systématiquement vos pratiques, vous pourrez constamment perfectionner votre culture. Avec le temps, vous découvrirez quel substrat est le plus fertile ou quelle combinaison d’engrais et d’éclairage a donné les meilleurs résultats. Tout cela vous aidera à cultiver plus efficacement. Enfin, le journal de culture est utile chaque fois que vous rencontrez un problème. Par exemple, si vous remarquez que les feuilles jaunissent, vous pourrez facilement vérifier ce qui a changé au cours des jours précédents. Vous avez peut-être utilisé un nouvel engrais, modifié l’arrosage ou la température a changé. Le journal vous aidera à identifier la cause et à trouver rapidement une solution.
Que noter dans un journal de culture ?
La fonction la plus importante d’un journal de culture est de consigner en détail l’environnement de culture, la nutrition des plantes et les étapes importantes. Notez les dates des semis, de la germination, des rempotages, du début de la floraison ainsi que le moment de la récolte. Cette chronologie vous aidera à suivre la durée des différentes phases de culture et à planifier les prochains cycles. Notez le substrat utilisé, les engrais et les compléments apportés aux plantes ainsi que le régime d’éclairage. Chaque fois que vous arrosez les plantes, notez l’heure et la quantité d’eau apportée. Si vous mesurez le pH ou l’EC de la solution nutritive, notez impérativement ces valeurs à chaque fois. Notez également chaque jour la température et l’humidité dans l’espace de culture. Consignez aussi l’évolution des plantes, la couleur des feuilles, la vitesse de croissance ou le début de la floraison.
- Principales étapes (semis, rempotage, passage en floraison, récolte)
- Matériaux, engrais et équipements utilisés
- Valeurs mesurées (EC, pH, humidité, température, VPD, PPFD)
- Observations (développement des plantes, vitesse de croissance, couleur, déformations inhabituelles)
- Interventions et événements inhabituels (LST, pulvérisations, nuisibles, moisissures, variations de l’environnement)
Conseils et outils pour tenir un journal de culture
L’un des grands avantages du journal de culture est que tout le monde peut le tenir et qu’aucun équipement coûteux n’est nécessaire. Il ne s’agit pas d’écrire de longues dissertations. Quelques chiffres ou phrases par jour suffisent. La régularité et la précision sont toutefois essentielles. Dans l’idéal, prenez chaque jour le temps de vous occuper de vos plantes pendant quelques instants. Elles vous le rendront sous la forme d’une récolte abondante.
- Stylo et carnet : Cela fait peut-être un certain temps que vous n’avez pas utilisé de stylo et de carnet, et vous pouvez bien sûr tenir votre journal sous forme numérique. Néanmoins, le papier et le crayon à l’ancienne restent dans ce cas le moyen le plus rapide (et le plus sûr) de prendre des notes.
- Thermo-hygromètre numérique : La mesure de la température et de l’humidité dans l’espace de culture devrait faire partie de la routine de chaque cultivateur. Il est recommandé de d’opter pour un thermo-hygromètre numérique.
- Appareil de mesure EC et pH : De nombreuses techniques de culture nécessitent de mesurer régulièrement l’EC et le pH de la solution nutritive, voire de la solution drainée du substrat. Pour une utilisation en culture intérieure, les appareils de mesure numériques EC et pH sont les plus adaptés, car ils fournissent des mesures précises et fiables.
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